
Une vaste scène flambant nue est traversée par des corps disparates : de petits corps presque neufs, des corps entre deux âges, de grands corps pleins de rêves, des corps ayant longtemps vécu… Ils se relaient dans un doux carrousel d’apparitions et d’ébauches. Des voix anciennes leur parviennent, le bruissement d’une fête qu’ils n’ont probablement jamais connue, mais qu’ils reconnaissent. Qu’est-ce qui filtre d’un temps à un autre ? Quelles sont les traces de survivances à l’intérieur de nos corps, de nos gestes ? Comment cohabitons-nous avec nos morts ? C’est une veillée dansante pour fantômes, rythmée par les morceaux de l’album Archives de Cédric Dind-Lavoie. C’est une veillée funèbre approximative qui se cherche et s’échafaude à partir de rituels oubliés ou qui n’existent pas encore, de traditions semi-oubliées, recomposées par l’imaginaire.
Cet événement est passé.
Informations supplémentaires
Par : Système Kangourou
Durée : 1h
Pour adultes (enfants bienvenus à partir de 9 ans)
La représentation du mardi 14 mars est annulée.
Tarifs et forfaits :
Régulier : 28$
Réduit : 18-25$ (détails en billetterie)
Infos complémentaires :
Représentation avec une foule en scène: Samedi 11 mars | 15h suivi du lancement du livret du spectacle en présence de Youloune et de Camille Gladu-Drouin
Représentation avec audiodescription immersive (sans écouteurs) pour l’ensemble du public: Jeudi 16 mars | 19h
Décontractée : Samedi 18 mars | 15h (pour plus d’infos, cliquez ici, gratuit pour les moins de 5 ans)
Nocturne : Vendredi 24 mars | 23h, précédée d’un party monochrome (une coquille s’est glissée dans notre brochure papier. Le spectacle est à 23h et non 22h)
Paroles en Liberté : Mercredi 22 mars | après la représentation
Le spectacle a des effets stroboscopiques, sauf pour la décontractée
Crédit visuel : Camille Gladu-Drouin (photo) et Youloune (illustration et graphisme)
Idéation et rêve initial Anne-Marie Guilmaine l Mise en scène Anne-Marie Guilmaine et Claudine Robillard, en collaboration avec les performeur·euse·s l Dialogue artistique Maxime Mompérousse l Distribution Sabri Attalah, Lhasa Auger, Pierre Bastien, Madeleine Guastavino, Barmaan Mansouri, Maxime Mompérousse, Romane Perron et Claudine Robillard l Musique Cédric Dind-Lavoie l Spatialisation et conception sonore Frédéric Auger l Éclairages et régie Marie-Aube St-Amant Duplessis l Costumes et sculptures Jeanne Dupré l Direction de production Andrée-Anne Garneau l Direction technique Gabriel Duquette l Visuel du spectacle et du livret Youloune et Camille Gladu-Drouin l Dramaturgie Mélanie Dumont l Conseil scénographique Julie Vallée-Léger
Samedi 11 mars 15h :
Quelques-uns des tableaux d’ensemble du spectacle seront magnifiés par la présence sur scène d’une dizaine de performeurs et performeuses de tout âge qui s’ajouteront à la distribution initiale.
La représentation sera suivie du lancement du livret du spectacle en présence de Youloune et de Camille Gladu-Drouin
Jeudi 16 mars 19h :
La metteure en scène Anne-Marie Guilmaine fera une audiodescription poétique du spectacle en direct. Cette représentation priorise les spectateurs et spectatrices aveugles et amblyopes par des conditions d’accueil aménagées : signalétiques, éclairages, organisation de l’espace et personnes formées en guidance humaine. Cette représentation narrée est ouverte à toute personne curieuse de vivre une expérience atypique.
Samedi 18 mars 15h :
Représentation ouverte à toutes et à tous, particulièrement aux publics pour qui les codes habituels de la représentation s’avèrent contraignants. Bienvenue aux personnes en situation de handicap sensoriel ou intellectuel, vivant avec un trouble neurologique ou d’apprentissage, et aux personnes accompagnées de nouveau-nés. *Voir les aménagements mis en place par le Théâtre Aux Écuries pour cette représentation : http://auxecuries.com/programmation/representation-decontractee/
Mercredi 22 mars après la représentation :
Discussion sur un thème librement inspiré du spectacle, animée par Anne-Laure Mathieu, en compagnie d’intervenants et des metteures en scène. Se joindront à la conversation :
Je m’appelle Lana Kim McGeary. Je viens d’une lignée de femmes qui prenaient soin des jardins aussi bien en tant que subsistance que comme forme d’art et, d’une lignée d’hommes qui comprenaient les courants du vent et de l’eau. Je suis à jamais marquée par les histoires de canots ronds, marchant jusqu’au bord de la glace et perchés sur la houle hivernale, pour atteindre le continent de Cape Breton. J’ai l’intuition que mes ancêtres ont été façonnés autant par les chansons qu’ils chantaient en cueillant des baies que par les baies elles-mêmes. Leurs pratiques culturelles, marquées autant par les embruns salés de l’océan Atlantique Nord que par la Morue salée qui ancre la communauté à tous les points de vue.
Audrey Pepin
Audrey Pepin est étudiante à la maîtrise en science politique, concentration études féministes à l’Université du Québec à Montréal. Elle y travaille aussi comme auxiliaire d’enseignement et de recherche. Elle s’intéresse particulièrement aux féminismes en ligne et aux facteurs qui influencent leur impact politique. Parallèlement, elle est rédactrice pour le blog de l’Institut Généalogique Drouin où elle explore les approches féministes en généalogie. Audrey est aussi artiste : après un DEC en art dramatique, un certificat en création littéraire et des stages de théâtre à l’étranger, elle rejoint le collectif interdisciplinaire le Théâtre de l’Odyssée, dont elle sera membre pendant 3 ans. Plus récemment, elle a travaillé comme performeuse et animatrice en médiation culturelle à la compagnie Temps Publics, dont elle vient de rejoindre le conseil d’administration, et elle a cocréé et autoédité un premier livre, Saisonnière, avec sa complice Daphnée Bouchard.

Vendredi 24 mars 23h : À partir de 21h00, les performeurs et performeuses de FANTÔMES accueilleront les spectateurs et spectatrices dans le café-bar du Théâtre Aux Écuries. En écho aux costumes du spectacle, les gens sont invités à se vêtir de vêtements de la couleur unique de leur choix. Au programme : remix au piano des chansons d’Archives, kiosque de vernis à ongles pour être monochromes jusqu’au bout des doigts et discussions spontanées.
Guidées par le désir d’injecter à la pratique théâtrale des éléments de l’art de la performance, Claudine Robillard et Anne-Marie Guilmaine fondent la compagnie de création interdisciplinaire Système Kangourou en 2006. Elles créent des événements performatifs in situ et des productions en salle, dont les plus récentes sont Non Finito (2017), Le pouvoir expliqué à ceux qui l’exercent (sur moi) (2019) et Bermudes (dérive) (2021). Le contact avec la communauté est non seulement la bougie d’allumage de leur dramaturgie, mais s’incarne à même le plateau. Des personnes de tout horizon, artistes ou non, sont invitées à y assumer leur propre présence, dans des installations où s’allient rugosité et délicatesse.
Les artistes de Système Kangourou tente de défricher de nouvelles avenues sur le plan formel et thématique. Ils·elles prennent le pouls de leur génération et de la population en général pour créer un théâtre résolument contemporain fondé sur l’action, la prise de parole directe et la présence entière et authentique des performeur·euse·s.
Pour toute demande média et presse, merci de contacter Manigances / Marie-Thérèse Traversy, relationniste de presse :
marie@quedesmanigances.com
Cell : 450 561-5087


Albert Bissada
Stéphane Nepton
Le livre est édité et paru aux Éditions Leméac.
Le livre est édité et paru aux Éditions Leméac.

DENISE TESSIER TRUDEAU
FRANCINE GOYETTE
Rébecca Boily-Duguay, une Charlevoisienne étouffée par le grand air, exilée à Montréal pour mieux sentir le béton, le bouillonnement des quartiers pleins de vies et l’odeur du café un coin des rues. Autodidacte, pour ne pas dire paresseuse et têtue, elle lit beaucoup et écrit peut-être un peu.
Célia Thirouard, f

L’origine du mot Unuknu vient de l’hybride entre eunuque et nu. Devenu l’emblème de la compagnie, l’Unuknu est un personnage mythique qui expose fièrement son corps singulier, bravant ainsi son sentiment d’incomplétude. Défiant la critique et les jugements, l’Unuknu est l’icône d’une soif d’émancipation, qu’elle soit personnelle, artistique ou sociale.
Tamara Nguyen est diplômée du programme d’écriture dramatique de l’École nationale de théâtre du Canada. En 2021, sa pièce Légendes de canapé est montée par Héloïse Desrochers au Théâtre des Béloufilles. Tamara s’intéresse à la satire politique, à la manière dont l’art peut mettre un frein au défilement de l’actualité pour permettre une réflexion de fond.
Mathieu Poulin, Mathieu Poulin est professeur de littérature au Collège Ahuntsic. Il a publié deux romans aux Éditions de Ta mère, dont La lutte (2019). Il y a également publié un bref essai (« L’art de la lutte ») dans lequel il propose des bases méthodologiques pour l’analyse des mécanismes narratifs de la lutte professionnelle. Depuis 2016, il coanime le balado Le petit paquet, produit par RDS.
Elisabeth Coulon-Lafleur, créatrice dont l’univers maximaliste est aussi coloré qu’absurde, c’est après un diplôme en dessin de patron obtenu en 2010 qu’Elisabeth est appelée à faire la conception de costumes de la pièce CITY au Prospéro (Le Ton, 2014) alors qu’elle œuvrait à la fois dans le monde de la mode et celui de la microbrasserie. Forte de son bagage multiple, cette bifurcation l’amène à compléter un baccalauréat en scénographie à l’UQAM en 2019. Artiste plurielle, Elisabeth à travaillé depuis à la conception ou à la production de costumes (CITY, Mouvement Deluxe, Septième Ciel, La Cerisaie, Le fantôme de la Van) à la conception de marionnettes (Pensée sauvage, ADA) d’accessoires (Axel, Les Imposteurs) et comme metteuse en scène (Dick the Turd, Didascalie). Elisabeth à le désir constant de la scène sous toutes ses formes, et ce depuis son plus jeune âge. Également amoureuse d’impro, elle touche depuis peu à l’univers du clown et se retrouve de plus en plus dans l’univers extensible de la marionnette.
Finissant 2014 de l’École nationale de théâtre du Canada en écriture dramatique, Maxime Champagne partage son temps entre l’enseignement (Collège de Montréal et École Nationale de théâtre du Canada), l’écriture et quelques passions futiles telles que la lutte, le cinéma d’horreur et la bande-dessinée. Son théâtre éclaté s’abreuve de culture populaire américaine et québécoise, mélange grandiose et grotesque, tout en fleurtant avec l’esthétique kitsch de la Série B. L’auteur est un passionné de l’écriture comique (Une fois au chalet, Triple Sec ou le guide en cas de surprise ratée); en 2020, il gagne le prix de la Fondation J.M. Bajen (Paris) du Nouvel Auteur de comédie pour son texte La compagnie des miens. Son oeuvre s’intéresse aux grands mythes de la cultures populaires. Champion, sur la lutte professionnelle, présenté en lecture au Jamais Lu (2019) et au Festival Royalmania (2022), Lieutenant Columbo (2020), Cache-Cache du Théâtre la Roulotte (été 2019), et Souris Souris, présentée au Jamais Lu (2022), sont des exemples de cette démarche artistique singulière.
Hilaire St-Laurent, comédien, auteur, traducteur et metteur en scène, Hilaire St-Laurent œuvre depuis sa sortie de l’École nationale de théâtre en 2016, dans de multiples spectacles et projets au sein du milieu théâtral québécois. Il écrit et met en scène le spectacle Abadou veut jouer du piano présenté en novembre 2017 à Première Acte à Québec. En 2018, il adapte et met en scène la version anglaise de Cranbourne de Fabien Cloutier dans le cadre du festival Fringe de Winnipeg. Il traduit de l’anglais et joue dans la pièce Trying to Listen de Jon Lachan Stewart, présentée à la maison de la culture Maisonneuve (2018). On a pu le voir également dans le spectacle Tanguy dans une mise en scène de Normand Chouinard, de 2018 à 2019 à Montréal et en tournée au Québec. Il collabore à de nombreux projets comme conseiller artistique au sein de la compagnie Surreal Soreal, tels que Big Shot de Jon Lachlan Stewart (Prospero, 2017) et Madame Catherine prépare sa classe de troisième à l’irrémédiable de Elena Belyea (Prospero, 2018). En 2019, sa dernière pièce Agamemnon in the ring est présentée au théâtre Outremont dans une mise en lecture de Sofia Blondin. En 2020, il cofonde la compagnie Les Créations Unuknu.
Maxime Pouliot, di
Comédienne de formation à l’école nationale de théâtre, Marie Pascale a œuvré dans le métier plusieurs années. Demeurant entre la France et le Québec son parcours est hétéroclite. Présentement, elle est intervenante en dépendance dans les écoles secondaires. Elle s’attribue le mandat d’aider les jeunes à redéfinir ce qu’est la « liberté » dans le monde d’aujourd’hui.
Marc-Olivier Bouchard, comme une des rivières qu’il aime tant, serpente depuis l’enfance entre les médiums et les gens, poursuivant des mondes nouveaux. Un périple qui l’a amené à occuper aujourd’hui le rôle de Directeur Créatif, chez Ubisoft. Parmi ces méandres, il y a eu du cinéma, de la photographie, de la bande dessinée, de la conduite automobile, du bûcheronnage, de l’enseignement, de la musique, de la démolition et beaucoup de création. Emporté par une curiosité vorace pour l’inconnu, le chaos, les secrets, les grandes échelles, les forces systémiques qui nous animent et les cycles, courts et longs, il en ressort fasciné par l’humanité mais pas convaincu de sa primauté. Certaines rumeurs suggèrent qu’il soit en fait un luddite infiltré en territoire ennemi travaillant méthodiquement à changer la technologie de l’intérieur.

La compagnie Les Impairs œuvre en recherche, création et production théâtrale. Elle s’organise de façon collective, en privilégiant un processus de création participatif et collégial. Elle cherche à produire une réflexion critique sur la relation du créateur avec sa société, à travers des textes originaux et des réécritures de classiques. Affectionnant le théâtre physique, la tension entre langage corporel et parole poétique est au cœur de ses propositions artistiques.