Au lendemain des polémiques entourant le spectacle Kanata, l’artiste allochtone Geneviève Bélisle se demande comment le théâtre peut devenir un territoire de rencontre allant au-delà des sensibilités culturelles et des notions d’appropriation culturelle et de liberté de création. Avec la complicité de l’artiste québécois et wolastoqey Dave Jenniss, elle plonge dans ses souvenirs pour questionner son propre rapport aux Premières Nations et mieux comprendre l’impact de la transmission sur l’apprentissage de l’histoire d’une nation. Elle ouvre du même coup un espace où s’entrecroisent la fiction et le réel ainsi que l’intime et l’universel afin de faire naître un dialogue prometteur.
Cet événement est passé.
Texte Geneviève Bélisle | Soutien dramaturgique et mise en lecture Dave Jenniss | Distribution Geneviève Bélisle et Dave Jenniss | Ce texte a été créé dans le cadre d’une recherche-création soutenue par le Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC)
- Créer, produire et diffuser des spectacles
- Promouvoir les arts de la scène autochtone
- Promouvoir les échanges et les collaborations entre les peuples autochtones et non-autochtones par le biais d’événements artistiques
- Offrir des ateliers de création artistique.
Toujours dans le but de créer et d’encadrer une rencontre intime et signifiante entre ces deux réalités qui se côtoient, la compagnie aborde ses créations de façon à mettre en valeur le regard des peuples autochtones sur des thèmes universels contemporains.
Geneviève Bélisle œuvre depuis près de vingt-cinq ans dans le domaine du théâtre québécois, que ce soit comme actrice, médiatrice culturelle, conseillère à la dramaturgie et, plus récemment, autrice. Sur les planches, on a pu la voir dans des productions du Théâtre Denise-Pelletier, de La Bordée, de la Cinquième Salle de la Place des Arts, du Théâtre du Vaisseau d’Or, du Rideau vert et du Théâtre des Ventrebleus, compagnie qu’elle a cofondée et codirigée et qui a produit une quinzaine de créations.
Son rôle de médiatrice culturelle au sein de plusieurs organismes, dont le Théâtre Le Clou et la Maison Théâtre, lui a permis d’accompagner une ribambelle d’enfants et d’adolescents dans leur découverte des arts de la scène. Depuis 2019, elle occupe cette fonction au Festival TransAmériques (FTA). Son grand intérêt pour la transmission l’a également amenée à enseigner le théâtre dans les contextes scolaire et communautaire. Elle est aussi chargée de cours à l’École supérieure de théâtre de l’UQAM et professeure invitée à l’École de théâtre professionnel du collège Lionel-Groulx.
Passionnée par la recherche, elle a réalisé une recherche-création dans le cadre d’une maîtrise en théâtre (écriture dramatique) à l’UQAM portant sur la mémoire et l’histoire du Québec et abordant les écritures de plusieurs grandes figures, dont Gilles Vigneault, Félix Leclerc, Michel Tremblay et Joséphine Bacon. Grâce à une bourse du FRQSC, elle a débuté en 2019 un doctorat en études et pratiques des arts dans cette même université. Avec son projet de thèse-création, elle cherche à mettre en lumière l’existence de cultures invisibilisées, ici celles des Premières Nations, et à favoriser une rencontre artistique respectueuse entre Allochtones et Autochtones allant au-delà des sensibilités culturelles. Le théâtre représente pour elle une forme d’engagement citoyen et une invitation à prendre part au dialogue.
Pour toute demande média et presse, merci de contacter Isabelle Bleau, relationniste de presse :
isabelle.bleau@bellnet.ca
Tel : 514 933-2523 / Cell : 514 992-8319





En 1996, l’autrice-compositrice-interprète BARBARA meurt.
Il s’agit de l’inconsistance de notre esprit, de l’image d’une civilisation agonisante dépourvue de toute assise philosophique, tombée en proie à des illusions projetées sur des écrans. Transformant la matière du papier, le duo révèle l’effet de discours trompeurs actifs dans les médias et sur les scènes de la politique mondiale des dernières décennies.

S’intéressant à l’idéalisation de la résilience et la persévérance des personnes marginalisées dans leur effort constant à surmonter les biais systémiques, cette performance explore l’expérience collective, mais non monolithique, du tokénisme. À travers la pratique traditionnelle de la sérénade, l’artiste révèle comment, par l’éloge de la résilience, notre contexte sociétal affaiblit les voix des personnes marginalisées en temps de crise. Elle examine ainsi comment ces applaudissements ne font que détourner l’attention de la véritable tâche qui se dresse devant nous: la recherche de solutions concrètes, et l’amorce d’un changement substantiel.


L’origine du mot Unuknu vient de l’hybride entre eunuque et nu. Devenu l’emblème de la compagnie, l’Unuknu est un personnage mythique qui expose fièrement son corps singulier, bravant ainsi son sentiment d’incomplétude. Défiant la critique et les jugements, l’Unuknu est l’icône d’une soif d’émancipation, qu’elle soit personnelle, artistique ou sociale.
Tamara Nguyen est diplômée du programme d’écriture dramatique de l’École nationale de théâtre du Canada. En 2021, sa pièce Légendes de canapé est montée par Héloïse Desrochers au Théâtre des Béloufilles. Tamara s’intéresse à la satire politique, à la manière dont l’art peut mettre un frein au défilement de l’actualité pour permettre une réflexion de fond.
Mathieu Poulin, Mathieu Poulin est professeur de littérature au Collège Ahuntsic. Il a publié deux romans aux Éditions de Ta mère, dont La lutte (2019). Il y a également publié un bref essai («L’art de la lutte») dans lequel il propose des bases méthodologiques pour l’analyse des mécanismes narratifs de la lutte professionnelle. Depuis 2016, il coanime le balado Le petit paquet, produit par RDS.
Elisabeth Coulon-Lafleur, créatrice dont l’univers maximaliste est aussi coloré qu’absurde, c’est après un diplôme en dessin de patron obtenu en 2010 qu’Elisabeth est appelée à faire la conception de costumes de la pièce CITY au Prospéro (Le Ton, 2014) alors qu’elle œuvrait à la fois dans le monde de la mode et celui de la microbrasserie. Forte de son bagage multiple, cette bifurcation l’amène à compléter un baccalauréat en scénographie à l’UQAM en 2019. Artiste plurielle, Elisabeth à travaillé depuis à la conception ou à la production de costumes (CITY, Mouvement Deluxe, Septième Ciel, La Cerisaie, Le fantôme de la Van) à la conception de marionnettes (Pensée sauvage, ADA) d’accessoires (Axel, Les Imposteurs) et comme metteuse en scène (Dick the Turd, Didascalie). Elisabeth à le désir constant de la scène sous toutes ses formes, et ce depuis son plus jeune âge. Également amoureuse d’impro, elle touche depuis peu à l’univers du clown et se retrouve de plus en plus dans l’univers extensible de la marionnette.
Finissant 2014 de l’École nationale de théâtre du Canada en écriture dramatique, Maxime Champagne partage son temps entre l’enseignement (Collège de Montréal et École Nationale de théâtre du Canada), l’écriture et quelques passions futiles telles que la lutte, le cinéma d’horreur et la bande-dessinée. Son théâtre éclaté s’abreuve de culture populaire américaine et québécoise, mélange grandiose et grotesque, tout en fleurtant avec l’esthétique kitsch de la Série B. L’auteur est un passionné de l’écriture comique (Une fois au chalet, Triple Sec ou le guide en cas de surprise ratée); en 2020, il gagne le prix de la Fondation J.M. Bajen (Paris) du Nouvel Auteur de comédie pour son texte La compagnie des miens. Son oeuvre s’intéresse aux grands mythes de la cultures populaires. Champion, sur la lutte professionnelle, présenté en lecture au Jamais Lu (2019) et au Festival Royalmania (2022), Lieutenant Columbo (2020), Cache-Cache du Théâtre la Roulotte (été 2019), et Souris Souris, présentée au Jamais Lu (2022), sont des exemples de cette démarche artistique singulière.
Hilaire St-Laurent, comédien, auteur, traducteur et metteur en scène, Hilaire St-Laurent œuvre depuis sa sortie de l’École nationale de théâtre en 2016, dans de multiples spectacles et projets au sein du milieu théâtral québécois. Il écrit et met en scène le spectacle Abadou veut jouer du piano présenté en novembre 2017 à Première Acte à Québec. En 2018, il adapte et met en scène la version anglaise de Cranbourne de Fabien Cloutier dans le cadre du festival Fringe de Winnipeg. Il traduit de l’anglais et joue dans la pièce Trying to Listen de Jon Lachan Stewart, présentée à la maison de la culture Maisonneuve (2018). On a pu le voir également dans le spectacle Tanguy dans une mise en scène de Normand Chouinard, de 2018 à 2019 à Montréal et en tournée au Québec. Il collabore à de nombreux projets comme conseiller artistique au sein de la compagnie Surreal Soreal, tels que Big Shot de Jon Lachlan Stewart (Prospero, 2017) et Madame Catherine prépare sa classe de troisième à l’irrémédiable de Elena Belyea (Prospero, 2018). En 2019, sa dernière pièce Agamemnon in the ring est présentée au théâtre Outremont dans une mise en lecture de Sofia Blondin. En 2020, il cofonde la compagnie Les Créations Unuknu.
Maxime Pouliot, di
Comédienne de formation à l’école nationale de théâtre, Marie Pascale a œuvré dans le métier plusieurs années. Demeurant entre la France et le Québec son parcours est hétéroclite. Présentement, elle est intervenante en dépendance dans les écoles secondaires. Elle s’attribue le mandat d’aider les jeunes à redéfinir ce qu’est la « liberté » dans le monde d’aujourd’hui.
Marc-Olivier Bouchard, comme une des rivières qu’il aime tant, serpente depuis l’enfance entre les médiums et les gens, poursuivant des mondes nouveaux. Un périple qui l’a amené à occuper aujourd’hui le rôle de Directeur Créatif, chez Ubisoft. Parmi ces méandres, il y a eu du cinéma, de la photographie, de la bande dessinée, de la conduite automobile, du bûcheronnage, de l’enseignement, de la musique, de la démolition et beaucoup de création. Emporté par une curiosité vorace pour l’inconnu, le chaos, les secrets, les grandes échelles, les forces systémiques qui nous animent et les cycles, courts et longs, il en ressort fasciné par l’humanité mais pas convaincu de sa primauté. Certaines rumeurs suggèrent qu’il soit en fait un luddite infiltré en territoire ennemi travaillant méthodiquement à changer la technologie de l’intérieur.

La compagnie Les Impairs œuvre en recherche, création et production théâtrale. Elle s’organise de façon collective, en privilégiant un processus de création participatif et collégial. Elle cherche à produire une réflexion critique sur la relation du créateur avec sa société, à travers des textes originaux et des réécritures de classiques. Affectionnant le théâtre physique, la tension entre langage corporel et parole poétique est au cœur de ses propositions artistiques.