[2019-2020]

Résidence de création pour l’Effet Hyde

Pour le Théâtre de la Pire Espèce, il est important de questionner sans cesse les processus de création et de poursuivre la recherche tout en faisant bénéficier ses proches collaborateurs.Cette résidence permettra de reprendre différents éléments techniques et dramaturgiques du spectacle LEffet Hyde, avant son départ en tournée. À cette occasion, l’équipe travaillera notamment sur la spatialisation sonore avec Jean Gaudreau, permettant de donner davantage d’envergure à la musicalité du spectacle. L’Effet Hyde est une adaptation de L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mister Hyde de Robert Louis Stevenson. Écrit en 1886, ce récit fantastique, précurseur de la psychologie moderne, exprime avec force la dualité de l’âme. Marcelle Hudon et Francis Monty assemblent ici leurs médias théâtraux de prédilection (masque, marionnette et théâtre d’ombre) à la puissance des mots et de la musique en direct pour évoquer le mystère et l’étrangeté de cette fable.

Coproduction Marcelle Hudon et le Théâtre de la Pire Espèce
Texte Francis Monty, d’après L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde, de Robert Louis Stevenson
Mise en scène et scénario Marcelle Hudon et Francis Monty
Masques, marionnettes et scénographie Marcelle Hudon
Interprétation Bernard Falaise, Louis Hudon, Marcelle Hudon et Francis Monty
Musique Bernard Falaise

Spatialisation sonore : Jean Gaudreau
Collaboration à la création Louis Hudon
Assistance à la mise en scène et régie Marie-Claude D’Orazio

Second assistant à la mise en scène Jonathan Cusson

Collaboration à la mise en scène Olivier Ducas
Conception des costumes et conseils scénographiques Julie Vallée-Léger
Conception des lumières Thomas Godefroid
Direction de production et technique Clémence Doray
Acteurs lors des étapes de recherches Étienne Blanchette et Anne Lalancette
Stage à la mise en scène Joanie Fortin
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RÉSIDENCE DU CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL : GKO + CRÉATIONS GIROVAGO

Tout commence avec Pescador de Aguas Turbias, un pêcheur qui ne trouve plus de poissons. Soudain, tout le monde se retrouve dans un bateau. Explorateur·trice, migrant·e ou rescapé·e, peu importe, on est tous parti·e·s, le périple est commencé, chacun·e à la recherche de son rêve. Mais on flotte ensemble, en mouvement. Malgré tout ce qui peut nous arriver, nous devrons faire en sorte que le bateau ne coule pas! À partir de là, les différents personnages du bateau – et cela inclut le public – , se mélangent, se croisent. Des liens se créent.

Direction artistique Juan Sebastian Mejia
Direction musicale et arrangements Anit Ghosh et Aurélien Tomasin
Direction de production Carmen Ruiz
Metteur de scène Ricard Soler
Mentor artistique Patrick Léonard
Chorégraphies GKO Tropa Danza (Carmen Ruiz, Sebastian Mejia, Sonia Bustos)
Éclairages et scénographie Catherine Fournier-Poirier
Costumes Zoe Dominiak
Direction technique Catherine Fournier-Poirier

Violon Anit Ghosh
Clarinette et saxophone Aurélien Tomasi
Accordéon Chantale Urbain
Percussion Sebastian Mejia, Ivan Bamford, Regina Reichherzer, Sergio Barrenechea
Trompette Bertrand Margelidon
Trombone Blaise Margail et Etienne Lebel
Tuba Christian Leclerc
Danse Sonia Bustos et Carmen Ruiz
Cirque TBC

Ce nouvel album et nouveau spectacle sont possibles grâce au soutien de:

Productions GIROVAGO
Conseil des Arts et des Lettres de Canada
Conseil des Arts et des Lettres de Montréal
FACTOR
Théâtre Aux Écuries
Le MAI, Montréal arts interculturels
Contributeurs campagne sociofinancement ULULE

 

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Résidence de création pour Cadeau : ce qui me reste de toi

Cette résidence qui a court toute l’année dans différents lieux, dont le Théâtre Aux Écuries, servira a développer le texte dramatique et l’écriture scénique l’œuvre Cadeau : ce qui me reste de toi, destinée aux 3 à 6 ans, par le biais de collectes de mots-cadeaux et de laboratoire de recherche, en commande d’œuvres par le Théâtre les Confettis.

La réflexion qui mène le projet se pose sur ce que j’appelle la poétique de la mémoire langagière. Ce concept porte sur la connexion non tangible, mais bien réelle, entre le mot, l’émotion et la mémoire. Lorsque nous apprenons un mot, il nous est donné par quelqu’un, ou reçu dans un contexte donné. Il se loge alors dans la mémoire. Puis, de façon plus ou moins consciente, chaque fois que nous réutiliserons ce mot, notre mémoire activera la sensation émotionnelle cristallisée en nous depuis l’apprentissage de ce mot. C’est cette poétique de la mémoire langagière qui est fouillée avec Cadeau : ce qui me reste de toi.

Ce qui nous intéresse dans Cadeau… c’est de trouver comment résonnent les mots dans l’imaginaire des enfants d’aujourd’hui. Quels angles, quelles questions, quelles joies ou quelles désapprobations contiennent pour eux les mots : courage, betteraves, femme, féministe, rose, kimchi, amérindien, porte-bonheur, sens de l’humour, berek. Ces exemples renferment un monde compris bien différemment par les enfants d’aujourd’hui que par les générations x,y,z.

La structure du texte s’établi en vignettes. Un cadeau, un mot, une vignette. Pour l’instant, quelques vignettes existent. Mais pour bien saisir le lexique de la jeunesse contemporaine, une collecte de mots-cadeaux sera faite dans différents contextes géographiques québécois. Avec cette matière, nous explorerons en salle de répétition la représentation visuelle et théâtre de ces vignettes mots-cadeaux.

Cette résidence est soutenue par le Conseil des arts et des lettres du Québec

Texte en construction de Marcelle Dubois
Recherche sur la mise en scène Véronique Côté

Un projet de commande du Théâtre les Confettis
Cette étape de recherche est réalisée en partenariat avec le Théâtre du Tandem, le Théâtre Aux Écuries et le Théâtre de la Rubrique.

 

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Résidence de création pour Deux minutes avant minuit

« Gâcher les négociations politiques en faveur du climat compromet notre dernière chance d’enrayer l’emballement du changement climatique. Ce ne serait pas seulement immoral, ce serait suicidaire. » – António Guterres, secrétaire général de l’ONU

Ce projet se veut un point de rencontre entre des gens dont le métier est d’intervenir lors de crise suicidaire et cette vision dure mais lucide de notre monde : celle de l’inertie et de l’impuissance devant les effondrements qui nous guettent.

Selon l’horloge de la fin du monde il est 23:58 depuis le 25 janvier. À coups de démonstrations à livrer dans le temps record de ces deux minutes fatidiques, des réels intervenants en suicide essaient de transmettre, à travers un dispositif autosuffisant, leurs expériences et méthodes d’intervention en suicide. Tandis que résonnent les derniers mots de David Buckel, immolé vif dans un parc de New-York en 2018 « ma mort prématurée au moyen d’un carburant fossile reflète ce que nous sommes en train de nous faire à nous-mêmes » et des poèmes d’Huguette Gaulin, immolée vive elle aussi, sur la place Jacques Cartier à Montréal en 1972 après avoir crié « Vous avez détruit la beauté du monde ! ».

Caisse de résonance de ce qui paraît imminent, le spectacle s’écrit pendant le momentum des deux années où il est encore possible d’agir, et sera présenté à son échéance, en 2020.

Sera-t-il alors transformé en trois minutes? une minute? trente secondes avant minuit?

Production Pirata Théâtre
Adaptation et montage de Textes Michelle Parent
Mise en scène Michelle Parent
Assistance mise en scène et conseils chorégraphiques Marie-Ève Archambault
Conception artistique Samuel Thériault, Jean François Boisvenue, Michelle Parent
Distribution Cédric Égain, Gabrielle Lessard, Vanessa Landry, Marc Donati, Joseph Martin, Solo Fugère, Alexa Dubé et de réel·le·s intervenants·e·s en suicide.

 

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Résidence de création Les grands labos du Futur

Pour cette saison 2019-2020, le Théâtre du Futur se consacrera à la préparation mentale d’un coup de grande envergure pour l’année suivante: leur travail de résidence devrait donc s’employer essentiellement à maîtriser le double backflip.

Co-créateurs Olivier Morin, Navet Confit et Guillaume Tremblay
Production Théâtre du Futur

 

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Résidence de création pour La Conférence

La Conférence met en scène une femme qui donne une conférence sur un sujet qui ne sera jamais dévoilé. À l’aide d’un support visuel électronique plus communément appelé Power Point, la femme donne une conférence où le sujet est éludé à l’infini. C’est une exploration digressive et jouissive où Power Point devient un moyen d’expression pratique et poétique et dans lequel se déploie une conscience. Les multiples parenthèses deviennent une façon de rompre l’unité du sujet et d’observer un autre sujet émerger de cette esquive. La matière n’est pas le sujet mais le moyen pour éviter d’avoir à le nommer.

Autrice Amélie Dallaire
Mise en scène Amélie Dallaire

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Résidence de création pour La fraternité des règnes

La crise écologique actuelle poussent l’humanité à repenser son lien au vivant, à l’énergie et aux ressources naturelles. Les artistes de la scène sont aussi confrontés à questionner l’impact de leurs activités dans le décompte des émissions de gaz à effets de serre et à réévaluer leurs moyens de production. Avec la contrainte de créer un spectacle uniquement avec l’énergie qu’elle peut produire elle-même sur scène, Mykalle Bielinski se situe au coeur d’un enjeu qui la dépasse. Évoquant notre responsabilité collective comme notre impuissance, elle développe un discours où l’engagement citoyen se heurte à une société consumériste hors de contrôle. Dans cette bataille entre espoir et désespoir, entre fougue et épuisement, Mykalle cherche à sanctifier notre rapport à la nature. En quête d’un sacré universel où tous les êtres vivants sont interdépendants les uns des autres, elle aspire à nous conscientiser à notre utilisation des ressources naturelles, de sorte à réévaluer notre présence au monde.

La fraternité des règnes est un monologue-documentaire qui orchestre actions performatives et prise de parole citoyenne. Grâce à un dispositif scénique qui permettra de récolter l’énergie cinétique du corps pour la transformer en énergie électrique, Mykalle transforme des gestes utilitaires en rituels. Métissant des éléments de sa pratique (chant, musique, théâtre, poésie et vidéo), elle propose une expérience sensible du sacré, cherchant à induire des états méditatifs qui ouvrent la sensibilité et amplifient le sentiment de communion et de conscience. Car c’est ainsi que nous ferons nôtres les enjeux environnementaux actuels ; c’est en les incarnant que nous pourrons atteindre les coeurs et faire naître un désir d’engagement.

Autrice, mise en scène, conception artistique, distribution Mykalle Bielinski

[2018-2019]

Résidence de création pour Okinum

L’artiste pluridisciplinaire Émilie Monnet bénéficie d’une résidence de création en nos murs qui lui sert de tremplin avant son entrée en résidence pour deux ans au Centre du Théâtre D’Aujourd’hui. Elle travaille sur son projet Okinum, une expérience immersive pour le spectateur au moyen d’une dramaturgie unique, circulaire et envoûtante qui allie théâtre, son et vidéo.
En langue Anishnabemowin, Okinum signifie barrage. Inspiré par la récurrence d’un rêve d’un castor géant, Okinum est une réflexion intime sur la notion de barrages intérieurs, une ode au pouvoir du rêve et à l’intuition. La parole est libérée afin de remonter la rivière de la mémoire des ancêtres et pour se réconcilier, avant tout, avec les différentes facettes d’une identité multiple. Se tisse ainsi une série de tableaux oniriques, où l’espace-temps n’est pas conçu de façon linéaire, véritable témoignage d’une filiation qui inspire.

Texte, mise en scène et interprétation Émilie Monnet
Collaboration à la mise en scène et direction d’acteur Emma Tibaldo
Collaboration à la mise en scène et direction du mouvement Sarah Williams
Conception sonore et interprétation Jackie Gallant
Assistance à la mise en scène Elaine Normandeau
Scénographie Simon Guilbault
Éclairages Lucie Bazzo
Costumes Swaneige Bertrand
Vidéo Clark Ferguson
Conseil dramaturgique Elizabeth Bourget, Sara Dion
Conseil culturel et en langue anishnabemowin Véronique Thusky
Sonorisation et direction technique Frédéric Auger

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Résidence de création pour Faire semblant, faire comme tous le monde, faire autrement, faire quelque chose

Avec le projet Faire semblant, faire comme tous le monde, faire autrement, faire quelque chose, Projet MÛ conclura son cycle de l’adresse. La compagnie travaillera autour du thème de la révolte afin de déconstruire le discours bien-pensant et questionner la censure qui entoure la culture adolescente. Faire semblant… est un projet qui questionne la rectitude sociale, pour parler de la différence en prenant position pour la liberté d’expression, l’honnêteté et le courage.

Co-créateurs Nini Bélanger et Pascal Brullemans
Assistance Amélie-Claude Riopel
Interprétation Marc Béland, Igor Ovadis, Danièle Panneton, Jacqueline Van De Geer
Conception d’éclairage David-Alexandre Chabot
Conception sonore Navet Confit

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Résidence de création pour Chansons pour le musée.

Avec Chansons pour le musée, Karine Sauvé souhaite composer et performer en réponse, voire en conversation avec des sculptures afin de donner à voir l’effet qu’elles ont sur elle. Elle répondra en chantant à des œuvres de Shary Boyle, Sylvie Cotton et Élise Provencher. Cette résidence sera une première étape de recherche et de création où textes, costumes habités, manipulation de squelette et de musique seront à la base du jeu.
Une femme en crise, Karine-pas-Sauvée, consulte un psyquelette – ostéopathe de l’âme aussi réputé qu’excentrique – qui lui prescrit de s’infiltrer au musée, la nuit, afin d’aller chanter pour des œuvres choisies. Ainsi débute un cheminement d’introspection aussi douloureux que vivifiant. Mettant en lumière nos périodes de passages à vide, Chansons pour le musée insiste surtout sur le pouvoir salvateur de la relation à l’autre, qu’il soit humain, squelette ou œuvre d’art.

Formellement, Chansons pour le musée est une fiction calquée sur la démarche de rencontres et d’offrandes sous forme de chansons, inspirées par et dédiées à des œuvres, qu’a entrepris Karine Sauvé. Le spectacle-synthèse imaginé, où cette femme raconte à son psyquelette ses rencontres et lui joue ses compositions, se situe au carrefour de la performance théâtrale, de la chanson délinquante et des arts marionnettiques. Il rappelle le pouvoir paradoxal de l’art : nous sortir de soi afin de mieux y revenir.
Une création de Karine Sauvé en collaboration avec David Paquet et Nicolas Letarte.

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Résidence de création pour L’effondrement, assemblée générale extraordinaire.

Le Bureau de l’APA entame une recherche-création qui a pour thème l’effondrement. La croissance ne peut pas être infinie, le développement perpétuel ne peut être qu’illusoire. Notre civilisation s’effondre, on ne peut pas prédire à quoi ressemblera cette fin annoncée, si elle sera subite ou non, localisée ou non, mais elle aura bien lieu. Nous nous intéressons donc à la « collapsologie » : « l’exercice transdisciplinaire d’étude de l’effondrement de notre civilisation industrielle et de ce qui pourrait lui succéder, en s’appuyant sur les deux modes cognitifs que sont la raison et l’intuition et sur des travaux scientifiques reconnus ». (Servigne & Stevens, 2015), http://www.collapsologie.fr/

Au-delà de ce concept scientifique et politique, le Bureau de l’APA veut s’attarder à tous nos effondrements quotidiens, à la fin de nos vies, à l’effondrement du corps, aux affaissements, à ce qui tombe, à nos chutes. Comme les situations codifiées les inspirent – elles sont propices aux détournements de toutes sortes -, c’est sous la forme d’une assemblée générale extraordinaire que le point sera fait sur la situation d’effondrement de notre monde et de nos vies.

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Résidence de création pour Terre commune

Le collectif Les Quatre sœurs est récipiendaire de la Résidence de recherche et de création pour la diversité culturelle en nouvelles pratiques artistiques et en théâtre offerte annuellement par le Conseil des arts de Montréal.

Terre commune est un conte contemporain qui s’inspire de femmes fortes ayant dû prendre le chemin de l’exil pour différentes raisons : survivre, gouverner, se marier, se libérer. Cette résidence sera une première étape de travail où l’écriture et l’interprétation se feront à quatre corps.

Équipe de création : Sandrine Brodeur-Desrosiers, Luiza Cocora, Catalina Pop et Vanessa Seiler
Conseillère artistique : Alix Dufresne

 

[2017-2018]

Résidence de création pour CASTEL BLAST

La jeune compagnie profitera de cette première résidence pour consolider sa démarche artistique. Dans le même esprit que pour la création de Carcasse, elle mènera une recherche collective en prenant la matière sonore et la vidéo comme points de départ. Son objectif est de trouver une matière et un propos (ou une sensation) assez forts pour la guider dans une exploration scénique alliant aussi bien l’espace, le son, la vidéo et les corps que le verbe, éventuellement. Les matériaux nécessaires à l’exploration physique et esthétique seront développés lors de laboratoires préliminaires afin que les interprètes puissent plonger dans l’expérimentation dès leur premier jour de résidence et ainsi développer leur langage chorégraphique et théâtral en parallèle et en lien avec leur recherche matérielle et dramaturgique.

Le collectif CASTEL BLAST, créé par Olivia Sofia, Léo Loisel, Xavier Mary et Guillaume Rémus, est l’heureux bénéficiaire de notre résidence de recherche et diffusion (trois semaines de résidence dans l’Arène, suivies d’une période de diffusion la saison prochaine). À ce titre, il bénéficiera d’un accompagnement artistique, technique et administratif au cours des deux prochaines années.

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Résidence de création pour MAMMIFÈRES

Comme pour Les Grands-Mères Mortes, Karine Sauvé travaille une performance où se confondent arts visuels, théâtre, chant et musique live. Cette fois-ci, l’œuvre ne fera pas référence aux derniers temps de vie ou à la fête des morts mais aux moments où l’on se sent profondément vivant et en crise, aux passages où notre créativité et peut-être même notre folie nous servent de levier pour faire le deuil d’une étape de vie. Avec Chansons pour le musée, elle souhaite composer et performer en réponse, voire en conversation avec des sculptures afin de donner à voir l’effet qu’elles ont sur elle. Elle répondra en chantant à des œuvres qui se tiennent entre abstraction et figuration — comme dans un état de métamorphose — choisies dans le corpus de plusieurs artistes.

Cette résidence sera une première étape de recherche et de création où textes, costumes poilus, manipulation de squelette et de musiques seront à la base du jeu. Karine sera une nouvelle fois entourée de David Paquet et Nicolas Letarte, un superbe band interdisciplinaire.

Mammifères est une compagnie de recherche, de création et de diffusion d’œuvres contemporaines destinées au jeune public. Privilégiant une écriture scénique où la marionnette, l’installation, le chant et la performance s’unissent, Karine Sauvé offre des œuvres singulières qui se situent au croisement des arts visuels et du théâtre et qui questionnent particulièrement la forme de la rencontre avec le public. Ayant une grande confiance en l’authentique curiosité et l’intelligence des enfants, elle conçoit ses événements artistiques sur la scène, au musée ou ailleurs, comme un théâtre de matières qui en appelle aux sens, un art qui n’hésite pas à bousculer les conformismes de la vie et les préjugés pris pour des évidences.

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Résidence de création pour PARRÊSIA COMPAGNIE DE CRÉATION

Dans ce laboratoire intitulé Happy Hour, la parole intime est la source première du travail scénique. Avec ses complices Thomas Leblanc, Anna Beaupré Moulounda et Alexander Peganov, Ana Pfeiffer Quiroz nous invite à voyager à l’intérieur de personnages en construction. Des monologues crus et d’une urgence émouvante habitent ce plateau d’expérimentation théâtrale. Différents objets – témoins d’une vie, d’une expérience ou d’une réflexion –, sont présents et accompagnent les acteurs. Un espace se définit tranquillement avec une parole qui nous confronte à la déchéance de nos sociétés. La mort, le sexe, la violence et la famille sont scrutés en toute intimité et sans pitié.

Le laboratoire Happy Hour compte sur l’accompagnement artistique du metteur en scène et chorégraphe Nicolas Cantin.

Récipiendaire de la Résidence de recherche et de création pour la diversité culturelle en nouvelles pratiques artistiques et en théâtre offerte annuellement par le Conseil des arts de Montréal, le Collectif ad-hoc, récemment enregistré sous le nom de Parrêsia Compagnie de création, était en résidence au théâtre en automne.

Arrivée à Montréal en 2010, la comédienne, metteure en scène et pédagogue d’origine péruvienne Ana Pfeiffer Quiroz mène depuis quelques années une réflexion sur la diversité dans le milieu théâtral montréalais. Après avoir présenté Sans étiquette (2015) dans le cadre de sa maîtrise en théâtre à l’UQAM, elle a développé avec les acteurs Thomas Leblanc, Anna Beaupré Moulounda et Alexander Peganov la création Parrêsia (2016), présentée dans l’Espace culturel Georges-Émile-Lapalme de la Place des Arts. Ce happening, salué par le chroniqueur Mario Girard (La Presse), posait la question «Qui sont les Québécois?».

En 2017, Ana a fondé Parrêsia Compagnie de création avec Thomas Leblanc et Anna Beaupré Moulounda. Terme ancré dans la Grèce antique, parrêsia fait allusion au droit citoyen d’énoncer une vérité intime sur la place publique, un geste qui comporte une part de risque et nécessite un certain courage. Ce concept est au cœur du développement artistique de cette nouvelle compagnie.

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Résidence de création pour CRÉATION DANS LA CHAMBRE

La compagnie Création Dans la Chambre se joint au collectif franco-belge Ersatz (Bruxelles) pour créer un spectacle jeune public à partir du texte de l’auteur Gabriel Plante, Au jardin des potiniers. Ce spectacle, qui se veut aussi une initiation à la performance et au langage scénique contemporain pour les enfants, se sert de manière ludique de la métaphore d’un jardin en proie à une sécheresse pour se poser la question «Que va-t-il nous manquer dans l’avenir?».

Cette résidence constituera une première étape de travail entre Gabriel Plante, Félix-Antoine Boutin et leurs collaborateurs belges. C’est également la première fois que les deux artistes québécois se lancent dans une création jeune public, dont ils seront eux-mêmes les interprètes.

Dirigée par Gabriel Plante et Félix-Antoine Boutin, la compagnie Création Dans la Chambre axe son exploration sur l’intime dans des cadres inusités et dépaysants. Avec ses spectacles multiformes, souvent inclassables, elle reconnecte l’art de la scène avec le sensible grâce à des procédés artisanaux tissant des liens entre l’intime et le spirituel, le politique et l’existentialisme.

[2016-2017]

MYTHIQUE(S) – VÉRONIQUE PASCAL

933, Berlin, Allemagne. Kurt Weill, 33 ans, est un artiste reconnu par ses pairs et marié à Lotte Lenya, talentueuse actrice allemande qui le trompe avec un homme duquel elle souhaite avoir un enfant. Connu pour ses visions politiques, Kurt ne survivra pas s’il reste en Allemagne.

2015, Longueuil, Rive-Sud de Montréal, Québec. Véronique, 33 ans, est une artiste méconnue et célibataire. Son ex-conjoint, adepte de la théorie du complot et légèrement sociopathe, a disparu et ne paie plus les factures, laissant planer sur elle la menace constante d’une saisie par la banque et les huissiers.

Mythique(s)porte un regard critique et amoureux sur l’auto-fiction.

Mythique(s) est une fable pluridisciplinaire ludique, pleine d’humour et de poésie, cherchant à mettre en lumière la place de l’amour et du contexte sociopolitique dans une vie de créateur.

 

UNE CRÉATION DE VÉRONIQUE PASCAL
COLLABORATEURS ÉTIENNE FOURNIER, RICHARD GUEVREMONT, PÉNÉLOPE JOLICOEUR, MATHIEU LEROUX, MICHELLE PARENT, JEAN BELZIL-GASCON, OLIVIER ROUSSEAU ET FRÉDERIC LEBLANC

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PROJET SUCCÈS – SOPHIE GEE

« Quand je suis retourné en Chine [des États-Unis], je n’avais pas de passeport américain, je n’avais pas de femme, ni de diplôme universitaire. Du point de vue chinois, j’étais un échec total. » – Ai Wei Wei

Projet Succès (titre provisoire) est conçu comme une performance contemporaine amalgamant différentes disciplines, conventions théâtrales et divers styles de performance qui explorent la manière dont nous définissons le succès et sommes à la hauteur de nos propres définitions. Avec cela comme un point de départ, cinq montréalais se retrouvent sur scène pour débattre et réfléchir sur le concept du succès, ainsi que composer avec celui-ci au moyen du prisme de leurs diverses cultures, de leurs parcours et de leurs professions.

MISE EN SCÈNE SOPHIE GEE

INTERPRÉTATION JACQUELINE VAN DE GEER, AUDRÉE JUTEAU, MERCEDEH BAROQUE, STEPHEN KOROLNEK, MUKIZA RWANDERS

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MOSKAU N’EXISTE PLUS – ROBERT DROUIN

Théâtre gestuel et Tchekhov, improbable rencontre? C’est pourtant par cet électrochoc que nous voulons secouer sa pièce Les trois sœurs. Sept actrices et acteurs prêteront leur corps à cette permutation du langage en puisant dans la matière émotive brute du texte. Désirs, pulsions, déchirements, euphorie, mélancolie et drôlerie seront véhiculés par le langage corporel. Une chevauchée gestuelle au Théâtre Aux Écuries à deux pas de Moscou!

MISE EN SCÈNE ROBERT DROUIN
DISTRIBUTION MARIE-NOEL CYR, ARNAUD DOIRON, PAMELA DUMONT, SOLO FUGERE, MARIE FANNIE GUAY, CAMILLE LEONARD, OLIVIER TURCOTTE.
COSTUMES MANON GUIRAUD

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LA TRILOGIE LAVALLOISE – OLIVIER SYLVESTRE

« Paraît que toutes nos cellules ont déjà été remplacées plusieurs fois… est-ce encore moi qui suis là, à me souvenir de mon enfance, de mon adolescence, de ma vie de jeune adulte? Et si je souhaitais faire de ma petite histoire banale de banlieusard une grande épopée? Une série de trois pièces bien campées dans l’actualité des dernières décennies pour parler de ce qu’il reste de moi, en vieillissant, malgré la perte de ce qui était magique et mystérieux .

La course aux souvenirs

Guide d’éducation sexuelle pour le nouveau millénaire

Je marche à toi

Une pièce pour enfants, une pièce pour ados, une pièce pour adultes… et l’envie de retracer le garçon que j’ai été, avec ses rêves, ses déceptions, ses fantasmes, ses questionnements existentiels, pour mieux dessiner l’homme qu’il est devenu, peut-être. Une résidence d’écriture sur trois saisons pour une grande plongée dans mes souvenirs. Et trouver la forme pour les raconter. »

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POST HUMAINS – COLLECTIF TRS-80

L’apparition de l’idéologie transhumaniste dans notre société, en concordance avec l’arrivée sur le marché de nouveaux outils technologiques qui visent notre augmentation corporelle, soulève de grandes questions éthiques qui restent peu discutées et débattues publiquement.

Post Humains plonge au coeur du mouvement cyborg et de l’idéologie transhumaniste et se situe à mi-chemin entre le théâtre documentaire et la performance. En plus de s’interroger sur l’idéologie transhumaniste (les nouvelles technologies comme outils de notre augmentation corporelle) et de mettre en lumière nos divers paradoxes moraux, la pièce invite les spectateurs à tenter de prendre position sur ces grandes questions éthiques. Le collectif TRS-80 bénéficie d’une résidence de création et d’un accompagnement artistique.

DÉMARCHE

En 2013, suite à une condition médicale contraignante, Dominique Leclerc se lance à la recherche d’alternatives technologiques pouvant améliorer sa condition au quotidien. Cette quête de liberté l’amène sur la route de la communauté cyborg et transhumaniste.

Ces rencontres font naître en elle plusieurs questions :
Y-a-t-il une limite possible à tracer entre la médecine curative et la médecine d’amélioration ?
À quel moment de mon augmentation franchirai-je une limite acceptable pour mes pairs ?

Parce que notre éthique personnelle se mesure dans la rencontre de l’Autre, Post Humains crée cet endroit privilégié où les spectateurs/citoyens sont invités à participer à cette grande réflexion sur la mort de l’acceptation de notre condition humaine et l’avenir de notre espèce.

ÉQUIPE

TEXTE ET CO-MISE EN SCÈNE DOMINIQUE LECLERC
CO-MISE EN SCÈNE ET SCÉNOGRAPHIE PATRICE CHARBONNEAU-BRUNELLE
CONSEILLÈRE DRAMATURGIQUE ET COLLABORATION À LA MISE EN SCÈNE ÉDITH PATENAUDE
AVEC CATHERINE DORION, ALEXANDRE GOYETTE, DOMINIQUE LECLERC ET UN JOURNALISTE
CONCEPTION VIDÉO Push 1 StopCADIE DESMEULES
CONCEPTION D’ÉCLAIRAGES YAN LEE CHAN
DIRECTION DE PRODUCTION / TECHNIQUE ÉMILIE GENDRON

UNE PRODUCTION DU COLLECTIF TRS-80

Le collectif TRS-80 explore et cherche à élargir les possibilités quant au genre documentaire au théâtre en incluant à la fois performance et implication du spectateur quant aux enjeux éthiques de la pièce.

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IVRESSE – MIREILLE CAMIER

Le spectacle Ivresse sera présenté du 8 au 18 mars 2017 au Théâtre La Chapelle.

Dans une mise en scène immersive où le spectateur est littéralement DANS la représentation, le spectacle Ivresse pose avec humour, cynisme et justesse la question suivante : Nous reste-t-il des rêves d’amour et des idéaux de société et d’intégrité qui ne soient pas formatés par le virtuel et toutes ces images que nous renvoient les médias?

Afin de renforcer un rapport intime entre acteur et spectateur et d’intégrer davantage l’entité spectateur dans la représentation, Mireille Camier fait appel pour ce projet à deux créateurs : le chorégraphe Emmanuel Jouthe (Écoute pour voir, Suites perméables) et le concepteur vidéo Jean-François Boisvenue (Héroïne (s), Peep Show).

Voici un montage d’extraits de la première partie de la recherche qui a eu lieu en juin 2016 au Théâtre Aux Écuries.

UNE CRÉATION DES PRODUCTIONS QUITTE OU DOUBLE

MISE EN SCÈNE MIREILLE CAMIER
AUTEUR FALK RICHTER
CONSEILLER A LA CHORÉGRAPHIE EMMANUEL JOUTHE
CONCEPTION VIDÉO ET TRADUCTION/ADAPTATION QUÉBÉCOISE DU TEXTE JEAN-FRANCOIS BOISVENUE
ASSISTANCE NATASHA P
SCÉNOGRAPHIE JULIE-ANGE BRETON
INTERPRÉTATION ALEXIS LEFEBVRE, SARIANNE CORMIER, NICOLAS LABELLE, NICO HAGARDE ET CATHERINE-AUDREY LA CHAPELLE

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L’EFFET HYDE – THÉÂTRE DE LA PIRE ESPÈCE

L’effet Hyde est une adaptation de L’étrange cas du Dr Jekyll et de M. Hyde de Robert Louis Stevenson. Écrit en 1886, ce récit fantastique, précurseur de la psychologie moderne, exprime avec force la dualité de l’âme. Le spectacle s’approprie ce thriller chimique et met en lumière les manifestations météorologiques de l’inconscient. En voulant vivre librement son côté sombre et dépravé, le bon Dr Jekyll trouve une substance qui sépare son moi docile et érudit de son moi instinctif et brutal. Dès lors, il se dédouble. Chacune de ses parties vit intensément sa nature. Des questions morales et psychologiques l’assaillent. Il finit par s’autodétruire. Près de lui, plusieurs observateurs s’inquiètent.

Nous prenons un grand plaisir à confondre les questions morales des divers personnages du récit de Stevenson avec celles de Jekyll et de Hyde. Nous jouons avec l’idée que, sous la pression des dictats sociaux, nous sommes tous potentiellement susceptibles de dérèglements. Marcelle Hudon

Équipe de création : Marcelle Hudon, Francis Monty, Louis Hudon, Bernard Falaise, Julie Vallée-Léger, Clémence Doray, Thomas Godefroid, Joanie Fortin, Étienne Blanchette, Anne Lalancette, Christian Hamel, Nikki Kalkman, Edgar Hudon et Denis Guimond de l’atelier Nina Gauvin et Pierre Loubier.

Une coproduction de Marcelle Hudon et du Théâtre de la Pire Espèce

Marcelle Hudon a bénéficié d’une bourse de recherche du Conseil des arts et des lettres du Québec pour cette création. Le Théâtre de la Pire Espèce remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des Arts du Canada et Conseil des arts de la Ville de Montréal pour leur soutien dans son fonctionnement.

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PETITE SORCIÈRE – PROJET MÛ

Petite Sorcière survient quatre ans après la production de Vipérine, première création pour jeune public de la compagnie Projet MÛ. Pascal Brullemans et Nini Bélanger explorent cette fois le thème extrêmement sensible de la négligence et de l’abus physique commis sur les enfants. Ils mettent en scène un conte fantastique, un récit clair-obscur. Cette création sera en résidence en nos murs la saison prochaine pour une diffusion en 2018. À suivre!

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CE QU’ON ATTEND DE MOI – PHILIPPE CYR ET GILLES POULIN-DENIS

Dans cette création librement inspirée d’un essai du neurobiologiste Henri Laborit Éloge de la fuite, un spectateur sera invité à plonger au cœur d’un dispositif scénique déployé simultanément dans deux salles. Ce dernier matérialisera le profond désir d’évasion et de disparition présent chez l’Homme tout en confrontant les membres du public à une triple absence : celle du spectacle, de l’acteur et d’un des leurs.

RÉALISATION ET DIRECTION PHOTO HUGO B. LEFORT
CONCEPTION LUMIÈRES CÉDRIC DELORME-BOUCHARD

[2015-2016]

LES ÉTUDES DE LA PIRE ESPÈCE – THÉÂTRE DE LA PIRE ESPÈCE

Olivier Ducas et Francis Monty convieront leurs acolytes à des études tout au long de l’année. Ensemble, ils feront table rase de leurs idées préconçues pour laisser le champ libre à de nouvelles expérimentations sur l’objet, l’écriture scénique et bien d’autres extravagances.

Pour le plus grand plaisir des fans et des curieux, la Pire Espèce publie un journal de création. Vous pouvez ainsi suivre certaines de leurs études en ligne.

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SAVOIR COMPTER – MARIANNE DANSEREAU

RÉSIDENCE D’ÉCRITURE PARRAINÉE PAR OLIVIER CHOINIÈRE

Marianne Dansereau profitera de sa résidence d’écriture pour se pencher sur la structure narrative d’un texte : faut-il tout écrire? Répondre à toutes les questions? Respecter la chronologie? En amenant le spectateur à prendre place au cœur de la construction du récit, l’auteure lui proposera de faire lui-même le casse-tête de la pièce. Car comme dans tout problème mathématique, il faut réfléchir pour arriver à comprendre.

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LES ANIMAUX DÉNATURÉS – ANNIE DARISSE

RÉSIDENCE D’ÉCRITURE PARRAINÉE PAR OLIVIER CHOINIÈRE
Annie Darisse s’inspirera du roman français Les Animaux dénaturés, de Vercors, pour créer un objet théâtral singulier, qui portera sur le droit de l’humain au sens le plus philanthropique du terme. La cohabitation des concepts de capitalisme et de cannibalisme sera le point d’ancrage de cette fresque politico-philosophique plutôt naïve, qui interrogera avec ludisme le caractère monnayable de notre rapport au monde.______________________________________________________________________

AUTEURS EN HERBE – JAMAIS LU

PROJET DE MÉDIATION CULTURELLE

Depuis trois ans, le Festival du Jamais Lu et le Théâtre Aux Écuries réalisent conjointement ce projet de médiation culturelle et offrent huit ateliers dramaturgiques à une trentaine d’élèves de 6e année (11-12 ans) de l’école Saint-Grégoire-le-Grand. Échelonnées sur une période de trois mois, les rencontres sont animées par un dramaturge professionnel qui dirige les jeunes dans l’écriture de courtes pièces, ensuite interprétées par des comédiens professionnels dans le cadre du festival.

Les ateliers offrent une belle occasion aux élèves de découvrir les spécificités de l’écriture dramaturgique. Les quatre premières séances abordent chacune un thème : le personnage, le conflit dramatique, la scène, le dialogue et la didascalie. Lors de chaque atelier, l’auteur-animateur fait une présentation théorique puis invite les enfants à saisir leur crayon pour créer en s’inspirant du thème expliqué. Durant les séances 5 et 6, les jeunes mettent la dernière touche à leur texte sous l’œil bienveillant du dramaturge, tandis que les deux dernières sont consacrées à la réécriture.

Au terme des ateliers, un metteur en scène s’empare des textes et en travaille l’interprétation avec les acteurs durant 20 heures de répétition. Les élèves, invités à la première répétition et à la présentation publique, sont à même de mesurer l’évolution de leur interprétation et, par conséquent, l’ampleur du travail de création nécessaire avant de pouvoir présenter une pièce devant public.

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PROJET CENTRE D’ACHATS – EMMANUELLE JIMENEZ

RÉSIDENCE D’ÉCRITURE MARRAINÉE PAR MARCELLE DUBOIS

En plus de s’attarder sur notre relation à la consommation, Emmanuelle Jimenez proposera une exploration sensorielle du centre d’achats et de ses objets. Elle tentera de traduire théâtralement les sensations produites par le lieu sur ceux qui le fréquentent et s’intéressera à différentes représentations de l’espace, notamment celle du labyrinthe.

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CLUB-ÉCOLE

PROJET DE MÉDIATION CULTURELLE

Des jeunes de secondaire du quartier Villeray font leur première incursion dans trois métiers de la scène afin de mieux saisir les différentes possibilités d’expression qu’offre l’art théâtral. Ils participent à trois ateliers pratiques de trois heures avec un scénographe, un dramaturge et un concepteur d’éclairages avant d’assister à un spectacle de notre programmation artistique et de rencontrer le membre de l’équipe de production en charge de l’aspect qu’ils explorent. Au terme des ateliers, les élèves vont être accompagnés part un groupe de professionnels qui les suivra dans la création et la préparation du spectacle de fin d’année de leur école. Avec les notions apprises tout au long des ateliers et avec l’encadrement de nos équipes, ils seront appelés à écrire, mettre en espace et en lumière leurs œuvres.

Nous tenons à remercier Josée Bergeron-Proulx, Samuel Pataude et Steve Gagnon pour leur implication dans l’animation des ateliers. Ce projet est financé, dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel de Montréal, par le ministère de la Culture et des Communications et la Ville de Montréal.

Merci à tous les jeunes pour leur participation.

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DE L’ASSIETTE À LA SCÈNE

PROJET DE MÉDIATION CULTURELLE

Pour les néophytes, le théâtre peut être perçu comme un lieu réservé aux initiés. Alors comment, concrètement, tendre la main à nos voisins et leur faire comprendre que le Théâtre Aux Écuries est un théâtre de quartier, fondé pour eux? En créant un rapprochement avec les artistes lors de fêtes collectives où tout le monde pourra se rassembler autour d’un bon repas! Dans notre quartier multiethnique, il suffit de se promener dans les rues pour constater l’importance qu’accordent les Italiens à leur jardin, les rassemblements familiaux maghrébins, l’amour des Portugais pour les grillades et, bien sûr, le côté bon vivant des Québécois. Inspirés par cette riche vie de quartier, nous avons imaginé le projet De l’assiette à la scène. Au cours de la saison, une quinzaine de personnes résidant dans le quartier et issues de différentes communautés culturelles auront un contact privilégié avec les créateurs des spectacles Habiter les terres et Fendre les lacs. En amont d’une des représentations, ils se réuniront pour préparer tout un repas sous la direction d’un chef, avant de voir le spectacle et de manger tous ensemble.

Nous tenons à remercier Magdouda Oudjit, Carole Therrien et la Maison de quartier Villeray pour leur implication dans ce projet, financé dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel de Montréal, par le ministère de la Culture et des Communications et la Ville de Montréal.

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LIBRE COMME L’ART

PROJET DE MÉDIATION CULTURELLE

Une trentaine de jeunes du secondaire ont enrichi le processus créatif des Bienheureux en participant à 15 ateliers intitulés Les Bienheureux/résonances, animés par Pirata Théâtre dans le cadre du programme Libres comme l’art. En plus d’aborder des sujets sociaux sensibles tels que l’exclusion et la dépendance, le groupe a rencontré des personnes confrontées quotidiennement à ces problématiques pour mieux comprendre la mission et la démarche artistique de la compagnie.

Le projet a reçu le soutien financier de :

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[2013-2014]

LES GRANDS-MÈRES MORTES – MAMMIFÈRES

En trois séances d’une semaine, l’artiste travaillera à élaborer une fête des morts sous forme d’un spectacle interdisciplinaire destiné à un public de 9 à 12 ans où l’on questionne nos rites funéraires. La forme qu’elle recherche emprunte à l’installation théâtrale, à la marionnette, à la musique jouée en direct et à la présence des performeurs. Elle s’associera, dès le début de son travail à un groupe d’élèves de 4e année, qu’elle rencontrera à chacune des étapes de sa résidence afin de questionner avec son public le travail accompli.

[2012-2013]

CECI EST UN MEURTRE – ENDOSCOPE.COLLECTIF

endoscope.collectif, composé de Rébecca Déraspe, Mellissa Larivière, Benoît Rioux et Vincent de Repentigny (finissants de l’École nationale de théâtre du Canada en 2011), a la volonté claire de créer une «expérience théâtrale» unique avec Ceci est un meurtre. De sortir le spectateur de sa zone de confort et de questionner, autant dans le contenu que dans la forme, la terreur qui nous apparaît généralement factice au théâtre.

Des groupes cobayes de spectateurs seront formés pour tester l’efficacité de cette sombre histoire de meurtre et son procédé scénique.

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J’ARRIVE EN MORCEAUX DANS 10 VALISES – CATHERINE CÉDILLOT

J’arrive en morceaux dans 10 valises est une pièce constituée de 10 performances solo par Catherine Cédilot, mises en scène par 10 artistes provenant de diverses disciplines et basées sur le recueil de récit(s) J’arrive, de Guillaume Van Roberge, paru aux Éditions Rodrigol en 2005.

Un morceau (ou performance) par mois sera travaillé et présenté au public. Ce work-in-progress s’échelonnera donc sur toute l’année. Le résultat final des 10 morceaux rassemblés fera l’objet d’une production l’année suivante.

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LES GRANDS-MÈRES MORTES – MAMMIFÈRES

Lors de sa résidence, Karine Sauvé explorera la création d’un spectacle interdisciplinaire destiné à un public âgé de 9 à 12 ans. Elle y questionnera nos rites funéraires, ici, au Québec, et parlera du deuil dans une forme où la musique – voix, beat-box vocal et électro déglinguée en direct – accompagnera et soutiendra un univers visuel riche et porteur de sens. Une rencontre qui tiendra de l’installation-théâtrale, de la marionnette au sens large et de la présence des performeurs. Des groupes de pré-adolescents viendront assister aux représentations de fin de résidence afin de donner leurs impressions et commentaires sur le processus.

[2011-2012]

LA FEMME AMOUR – LINE NAULT

Cette dernière étape de travail avant la première de La femme amour au festival du Mois Multi 2012 vise à réunir tous les paramètres de ce projet métadisciplinaire dans une salle de spectacle. Line Nault se met personnellement en danger sur scène en abordant un sujet aussi commun que le phénomène d’aimer.

UNE PRODUCTION DE RECTO-VERSO

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LUNE ET L’AUTRE – FÉLIX BOISVERT

Il était une fois un marionnettiste-musicien dont l’une des deux mains se prenait pour un homme. Une nuit, cet «homme» se met en route et entreprend un voyage qui, d’épreuves en découvertes, l’amènera à prendre conscience qu’il habite un pays qui est musique. Il était une fois un homme que la musique prit par la main, histoire de le rendre à son corps tout entier.