Cycle de la roche — Théâtre des Trompes

Après Plein tube, une adaptation scénique du roman Mailloux (2002) d’Hervé Bouchard, ainsi que des explorations scéniques et dramaturgiques autour de la pièce Le faux pas de l’actrice dans sa traîne (2016), le Théâtre des Trompes entame une troisième étape de création du Cycle de la Roche, qui porte sur l’œuvre de cet écrivain jonquiérois. Ce nouveau projet porte donc sur un autre texte de l’auteur : Parents et amis sont invités à y assister (2006).

Parents et amis sont invités à y assister est « drame en quatre tableaux avec six récits au centre » qui pose, pour le milieu théâtral, des contraintes qui le rendent difficile à produire (avec sa quarantaine de personnages) et à diffuser (avec ses six à sept heures de texte).
L’équipe des Trompes se penche présentement sur les deux premiers tableaux du texte.

Le personnage central de la Veuve Manchée, interprété par Geneviève Labelle, est désemparée par la mort subite de son mari, le père Beaumont. La Veuve Manchée se caractérise par son costume: une robe en bois, de laquelle ne sort que sa tête. La pièce débute avec l’enterrement du mari, orchestré par le prêtre Morovitche. Les cinq frères, orphelins de père, doivent réorganiser leur vie en regard de cette nouvelle absence et de la grossesse de leur mère, enceinte d’un sixième frère (dont le père est un voisin, Laurent Sauvé). Puis la Veuve Machée se retrouve chez elle, entourée de ses sept sœurs, lesquelles tentent aussi bien que mal de la soutenir dans sa douleur. Les fils, incapables de comprendre leur mère, décident de l’hospitaliser contre son gré.

À la manière de Beckett, Bouchard crée un personnage dont l’état physique reflète l’état mental. Suite à la mort de son mari, les bras lui tombent. Elle a un corps qui ne lui sert plus: sans bras et dans une structure impossiblement encombrante et rigide, elle ne peut plus répondre à ses rôles de mère, de sœur, d’épouse et d’amante. Le seul endroit où elle trouve refuge est dans l’eau de sa piscine, où elle peut flotter et oublier.

Comme ce projet s’inscrit dans le Cycle de la Roche, il s’agit pour les Trompes de mettre en jeu ce qu’Hervé Bouchard pose, dans ses textes, comme problème d’inadéquation entre les mots, le corps, la représentation et le réel..


Texte _Parents et amis sont invités à y assister_ Hervé Bouchard | Production Théâtre des Trompes | Mise en scène Charlotte Gagné-Dumais | Conception artistique Antoine Amnotte-Dupuis (Conception vidéo), Charlotte Moffet (Conseil dramaturgique), Noémi Paquette (Conception scénographique), Claire Seller (Conception lumières) | Distribution Catherine Beauchemin, Maxime Brillon, Geneviève Labelle, Jon Lachlan Stewart | Direction de production Jacinthe Nepveu


Axe·s de travail abordé·s durant l’accueil : 

La résidence permettra au Théâtre des Trompes de travailler à la mise en scène des deux premiers actes de Parents et amis sont invités à y assister (2006). Ce sera surtout l’occasion d’explorer la mise en jeu de la performance des interprètes, puis de faire des essais techniques et scénographiques (aux niveaux de la conception lumière et de la conception vidéo) selon les pratiques d’échanges médiatiques entre le cinéma et le théâtre que préconisent les Trompes. Enfin, la compagnie consacrera du temps aux nécessaires réflexions sur les enjeux mobilisés par le personnage de la Veuve Manchée d’un point de vue féministe: l’autonomie corporelle, le trauma intergénérationnel et et la stigmatisation liée aux troubles de santé mentale.


THÉÂTRE DES TROMPES

Fondée en 2015 par Laurence A. Clavet et Charlotte Gagné-Dumais, la compagnie de création se dote d’ores et déjà d’un mandat féministe, une valeur fondamentale à sa démarche. Le Théâtre des Trompes s’engage alors à créer, produire et diffuser des spectacles de théâtre non seulement féministe (dans le choix des matériaux travaillés et la composition des équipes), mais également novateur. La démarche du Théâtre des Trompes se pense à travers le concept de l’hybridité — entre les médias ; entre la présence scénique et filmique de l’interprète; entre l’intellectualisation et l’instinct ; entre la théorie et la pratique ; entre le théâtre et la performance. La compagnie propose ainsi un travail fondamentalement intermédial qui explore les effets que les médias peuvent produire les uns sur les autres. Cette recherche d’un théâtre capable de fédérer les autres arts à sa médiation tient du parcours hors norme des personnes qui composent actuellement la compagnie (Antoine Amnotte-Dupuis, Charlotte Moffet), et qui sont issues des milieux universitaire et/ou cinématographique et/ou littéraire. Les créations scéniques du Théâtre des Trompes sont nourries à même un champ de compétences variées : conception sonore, cinéma expérimental, prise de vue, montage, direction du jeu d’acteur, création et accompagnement littéraire, etc.

Ainsi en résulte un dialogue entre les artistes et les personnes qui réfléchissent l’art. Les Trompes arriment de cette façon à leur parcours artistique une démarche en recherche-création, dans l’idée de faire contribuer les échanges entre la théorie et la pratique à la définition d’objectifs esthétiques en constante évolution. Le travail de l’audiovisuel devient alors un outil pour comprendre comment les différents codes médiatiques (cinéma et théâtre) peuvent soutenir la création intermédiale, et, par ces interactions, peuvent mettre en place une approche novatrice du spectacle. L’angle vidéoscénique qu’adopte le Théâtre des Trompes pour envisager la présence des médias sur la scène témoigne d’un héritage doublement inspiré des traditions du cinéma et du théâtre. L’écriture médiaturgique, et plus particulièrement la question de la co-présence des interprètes, à la fois sur scène et à l’écran, sont centrales à la démarche des Trompes, qui croient fermement qu’un terreau fertile de réflexion et de création repose dans cet espace tiers entre présence immédiate et présence médiatisée. Jusqu’à présent, le Théâtre des Trompes a créé les spectacles Détrompe-toi (2016), Poupées de Chiffon (2016) Persona (2017), REP (2018) et Cabaret Neiges noires (2019). Plein tube (Théâtre Aux Écuries, 2021), a été la première étape d’un cycle de travail sur l’œuvre de l’auteur Hervé Bouchard qui se poursuit grâce à notre collaboration avec le Théâtre Aux Écuries.

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Jardin des Consolations — Les berceurs du temps

Jardin des Consolations est une procession dansée proposée par Sarah Dell’Ava, pour un grand groupe de personnes réunies pour l’occasion. Entre le pôle Sud et le pôle Nord du parc Médéric Martin, cette communauté se déplace pas à pas dans une ode à la présence et à la rencontre avec soi, avec l’autre, avec l’environnement et le transcendant.


Concept et chorégraphie Sarah Dell’Ava | Conseil dramaturgique Ilya Krouglikov | Assistant·e·s Matéo Chauchat et Léa Noblet di Ziranaldi | Chant Alexandra Templier | Performeurs·euses une ribambelles de personnes impliquées, dont les noms complets seront transmis ultérieurement !
Soutien Ville-Marie Montréal


Axe·s de travail abordé·s durant l’accueil : 

  • Rassemblement
  • Rituel
  • Transmission
  • Mémoire
  • Intériorité
  • Partage
  • Espace urbain

BERCEURS DU TEMPS 

Réunis depuis 2016, les BERCEURS DU TEMPS créent des espaces poétiques qui multiplient les moments de partage et d’être-ensemble. Les membres du collectif mélangent les pratiques scéniques, performatives, sonores et visuelles autour de leur intérêt commun pour la voix comme vecteur de relation. Ils cherchent à amener l’art aux citoyens de façon imprévisible et détournée, à proposer de nouveaux rapports au monde et au temps.
Co-dirigée par la chorégraphe et plasticienne Sarah Dell’Ava et le dramaturge Ilya Krouglikov, la compagnie privilégie une approche collaborative en invitant des artistes différents pour chacun de leurs projets.

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Explosion — Pleurer Dans’Douche

Dans un théâtre qui prend des allures de « garage du coin », de shop de destruction, Explosion rassemble quatre artistes qui démantèlent nos mémoires collectives et individuelles et les rafistolent en un nouvelle mythologie insolite. Deux comédiennes racontent et incarnent les histoires qui émanent du bazar, une artiste-chercheure tisse des liens entre le public et les performeur·se·s grâce à un métier à tisser géant, un artiste visuel reproduit un objet-souvenir et ses répliques à répétition jusqu’à un brouillage étrange des détails, jusqu’à un effacement complet du souvenir.

À travers ce grand rituel fabriqué de matériaux documentaires, de traditions familiales et de destructions et transformations de nos souvenirs, Explosion amène chacun à s’interroger sur son rapport au matériel et sur la valeur émotive que nous lui attribuons.


Créatrices et comédiennes Geneviève Labelle et Mélodie Noël Rousseau | Créatrice et artiste-chercheure Josianne Dulong-Savignac


Axe·s de travail abordé·s durant l’accueil : 

à venir


PLEURER DANS’DOUCHE

Fondée en 2016 par Mélodie Noël Rousseau et Geneviève Labelle, la compagnie de théâtre Pleurer Dans’ Douche produit du théâtre de création multidisciplinaire. Voué à la création d’œuvres originales et affamé de découvertes, le duo se renouvelle sans cesse dans la forme utilisée pour offrir au public des œuvres brutes et irrévérencieuses, alors que leur vécu agit comme bougie d’allumage. En effet, dans leur démarche alliant au gré travail de l’objet, marionnette, performance, musique et textes originaux, drag, recherche documentaire ou danse somatique, c’est le propos qui dicte la méthode.

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Bateau dans l’eau — Camille Loiselle-D’Aragon et Carl Veilleux

Bateau dans l’eau est un spectacle original, un théâtre musical pour marionnettes, destiné aux 4 à 8 ans. Inspiré par l’empathie des enfants. 


Crédits 

Auteur(e)s, direction artistique et musicale : Camille Loiselle-D’Aragon et Carl Veilleux | Mentore à l’écriture : Lise Vaillancourt | Metteuse en scène : Karine St-Arnaud | Compositrice musical : Chloé Lacasse | Conception Sonore : Micheal Binette | Conception scénographie et éclairage, DT et aide DP : Tommy Bourassa | Conception Marionnette : Claude Rodrigue | Collaborateur a la marionnette: Jean Cummings | Conception costume : Pierrick Fréchette | Conception vidéo : William Couture | Marionnettiste, interprète et chanteur : Camille Loiselle-D’Aragon et Carl Veilleux | Inspiré de Flore Veilleux (5 ans) et Zélia Veilleux (4 ans).


Axe·s de travail abordé·s durant l’accueil : 

Cette troisième réalisation conjointe mettra aussi de l’avant leur vision novatrice d’un spectacle de théâtre musical, avec marionnettes, pour la jeunesse. Cela s’inscrit dans une volonté de penser autrement leur métier, tout en bonifiant leur propre expertise de ces médiums si particuliers et fascinants.


À PROPOS

Camille et Carl se sont rencontrés lors d’un stage de théâtre de marionnettes. Leurs bagages avaient beaucoup de similitudes et ils partageaient une même vision de l’art vivant. Leur première création commune, « 4’sous sur le tréteau », adaptée de « L’Opéra de Quat’sous » de Bertolt Bretch et Kurt Weill, a pris forme spontanément dans leur cuisine, comme un lieu de rencontre entre ce qui les passionnait et leur environnement quotidien. « Pierre et le loup », leur deuxième spectacle musical avec marionnettes et ombres, leur ont permis de poursuivre cette exploration, pour les 3-7 ans (comme leurs enfants à l’époque). Avec ce projet, ils voulaient parfaire leur maîtrise de la manipulation de marionnettes, en résonnance avec la musique de Prokofiev. Leur passion pour l’art de la marionnette et leur expérience comme manipulateurs, comédiens et chanteurs, bonifient leur pratique et leur vision artistique. La création d’un spectacle original, selon leur propre conception, s’avère la prochaine étape de leur démarche créative. Cette dernière s’est précisée : fusionner le théâtre, la marionnette et la musique dans une expérience théâtrale globale pour la jeunesse. Ce projet-ci leur permettra d’amalgamer leurs passions en un seul projet novateur et inusité, ainsi que de proposer une vision artistique qu’ils souhaitent unique. Réaliser leur toute première création originale, en théâtre musical pour la marionnette. Ils croient fermement que l’alliage de médiums a sa place dans le milieu théâtral et qu’il trouvera écho chez les diffuseurs. Le théâtre musical est très peu présent pour la jeunesse sur les scènes au Québec et pourtant, les jeunes sont bombardés dès leur plus jeune âge, de sons et de musiques, sous diverses formes.

 

Un Royaume — Aluma

Un Royaume est une docufiction qui expose l’ambiguïté de l’utilisation des pesticides.
Un caméraman et une marionnettiste racontent l’histoire de Percy François et Daphnée Leleux, deux agriculteurs malades à cause du Wipeout, l’herbicide le plus vendu dans le monde. Deux chemins de vie au travers desquels le public observe l’évolution d’une entreprise manipulatrice et mensongère qui, pourtant, possède la majorité des semences du monde entier.


Auteure, metteure en scène et interprète Lucile Prosper | Assistance à la mise en scène Kristelle Delorme | Interprète et concepteur numérique Emmanuel Grangé | Co-conception des marionnettes Stéphane Garon et Sophie Deslauriers | Conception des maquettes Gaëlle Bridoux | Conception d’éclairages Mathieu Marcil | Conception sonore Guido Del Fabbro


Axe·s de travail abordé·s durant l’accueil : 

Avec Un Royaume, Aluma souhaite à la fois développer un sujet social voire politique : l’utilisation des pesticides. Elle espère, grâce au médium théâtral, provoquer le questionnement et le débat auprès des spectateurs adolescents et adultes. La jeune compagnie commence aussi son exploration autour du théâtre visuel où le numérique prend une place prédominante afin de proposer une mise en scène forte où les émotions sont le moteur de la création.

Thématiques abordées :

  • Débat de société
  • Politique
  • Numérique
  • Théâtre visuel
  • Docufiction

ALUMA

Aluma est une compagnie de théâtre multidisciplinaire qui place au centre de sa recherche la marionnette, tout en empruntant à la danse son expression corporelle et au théâtre de rue son interaction avec le public. Qu’elle aborde des pièces classiques ou des thèmes d’actualité, elle souhaite démocratiser l’accès aux œuvres, notamment en investissant des lieux in situ.
Cette jeune compagnie vagabonde depuis 2019 au Québec et en France afin de présenter des pièces en rue – grâce à son Westfalia-théâtre- ou en salle. Progressivement, depuis 2020, elle se destine vers un deuxième mandat de diffusion d’œuvres multidisciplinaires dans des espaces inusités.

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Corpocalyptique — Danse To Go

Pince-sans-rire, Corpocalyptique est une création chorégraphique qui traite de la surconsommation et comment celle-ci transforme notre relation au corps et à la perfection.

Quatre interprètes évoluent dans un univers régi par le marketing, qui affecte leur posture, leurs gestes, leurs déplacements et leurs relations.

Alternant entre une gestuelle quotidienne et extraterrestre, se déploiera devant vous une apocalypse corporelle absurde, voire loufoque.


Chorégraphes et interprètes membres du Collectif Danse To Go Gabrielle Bertrand-Lehouillier, Marie-Pier Oligny, Laurence Rondeau-L’Écuyer et Catherine Yale


Axe·s de travail abordé·s durant l’accueil : 

Corpocalyptique est inspirée par notre société de surconsommation et les définitions latines, racines de ce mot. Consommation, du latin consummaciun : « État de ce qui est mené à son accomplissement, à sa perfection ». Consommer, du latin consummatio : « achèvement des temps, la fin du monde ». Nous sommes impressionnées par ses définitions, par la résonance entre perfection et fin du monde, ainsi que l’implication physique qui pousse l’humain à la consommation. Rechercher la perfection à tout prix nous tue à petit feu, planétairement et mentalement. Une image forte pour nous est celle de l’accumulation d’objets dans notre maison/appartement pour se créer un cocon parfait.

Une phrase parlante de notre processus : « On prend soin des objets. On utilise les gens. » Les réflexions qui nous habitent sont en lien avec le soin/l’amour qui est souvent lié à l’argent ou au matériel (offrir des cadeaux, par exemple, pour prouver notre attention envers quelqu’un·e) et les relations « fast-food », qui nous utilisent et qu’on utilisent, éphémères, qui nous laissent vides.

La vente, les standards de beauté, le flashy, la paillette, une voiture qui tourne sur une scène motorisée VS toi, « éffoueré » dans ton divan qui regarde les nouvelles en pyj. Questionnant nos relations personnelles et collectives à la consommation, nous nous lançons donc dans une analyse loufoque de cette apocalypse corporelle absurde.

La création se décline en plusieurs tableaux. Le troisième est présentement en ébullition, surtout autour de l’argent et de l’objet pour le moment. À suivre…


DANSE TO GO 

Fondé en 2013, Danse To Go est un collectif de danse contemporaine, dont le mandat est de démocratiser la danse en s’inscrivant dans des contextes non-conventionnels qui encouragent la proximité avec le public. C’est ainsi, avec fierté, que nous avons parcouru le Québec avec notre spectacle Danse de marché pour parler non seulement de danse contemporaine, mais également d’alimentation et de consommation. En 2017, des portes s’ouvrent et nous sommes invitées à collaborer avec plusieurs artistes de l’univers musical, ainsi que dans le domaine du théâtre in situ avec la pièce Ma Noranda d’Alexandre Castonguay. Le collectif se penche maintenant sur une nouvelle création : Corpocalyptique. Une réflexion sur la surconsommation qui allie des valeurs de décroissance, de lenteur, d’amour et d’empathie kynesthésique.

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Jamais dire jamais — Agathe Foucault

Dans un Québec contemporain, près de chez nous, Pierre milite pour l’imagination. Car il la considère comme la meilleure arme pour combattre le déterminisme du métro-boulot-dodo, qui amenuise notre capacité à ressentir la vie et à changer le monde.

Il crée, dans un sous-sol de centre communautaire, un camp de jour de l’imaginaire, contenant un dortoir, une cuisine et une salle commune. Dans cette salle, surnommée « salle magique », les membres du camp entraînent leurs imaginaires tous les jours. Ils y mènent aussi des assemblées générales – ordinaires et extraordinaires – pour voter les codes de conduite du camp.

Dans l’extrémité à laquelle ils s’engagent, le groupe devient une famille, intimement liée. Toutefois, leur exercice de réinvention du monde, bien que grisant au début, finira par s’essouffler.


Texte et mise en scène Agathe Foucault | Conseil dramaturgique Mathilde Benignus | Assistance Jonathan Cusson | Scénographie Joanna Gourdin | Conception sonore Vincent Fillion | Musique Vincent Fillion et Agnès Langlois | Direction de production Julie Brosseau-Doré | Comédien·ne·s participant à l’écriture de plateau Zoé Girard, Joëlle Thouin, Jade Barshee, Mélodie Noël-Rousseau, Maxime Mompérousse, Simon Landry-Désy, Victor Choinière-Champigny et Félix Emmanuel


Axe·s de travail abordé·s durant l’accueil : 

L’accueil éclair permettra la tenue d’un laboratoire dramaturgique. Lectures à table, discussions et échanges d’idées permettront d’aboutir la première version du texte de Jamais dire jamais !


AGATHE FOUCAULT

Agathe Foucault est comédienne, metteuse en scène et dramaturge. Dans ses créations, elle travaille à la frontière du mouvement et de la parole et est toujours motivée par la rencontre. Elle questionne ce qui modèle nos façons d’être ensemble et trace nos limites collectives. Elle s’intéresse à l’étrange corrélation entre le besoin d’être seul et entouré.

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Titre à venir — Théâtre de l’Autre

Suite au conflit dans le Haut-Karabagh, le 27 septembre 2020, Harou Davtyan retourne dans son pays natale, l’Arménie, afin de ramener des images et témoignages de ceux qui ont tout perdu, encore… ou presque.
À la veille d’un conflit généralisé, une crise existentielle se dessine.
Sans l’avoir prévu, Harou est complètement envahit de nouvelles choses jamais connu auparavant. Née en Arménie, il veut y être enterré. À l’inverse d’une crise identitaire, c’est plutôt une crise de survie, viscéral et déjà vue qui se dessine.
Habité d’une rage de vivre et d’un optimisme éternel, Harou veut visiter à travers son regard et sa compréhension, un conflit aussi vieux que la civilisation. L’histoire se répète ? Ou elle fait pause et reprend ? De grande questions philosophique et anthropologique s’impose, tout autant que le cœur et l’âme. Une culture que certain veulent disparu veut prouver sa vitalité plus que jamais. 


Crédits 

Harou Davtyan, Catherine Jeannotte


Axe·s de travail abordé·s durant l’accueil : 

  • Exploration de la culture arménienne ancienne et moderne, réappropriée
  • Exploration de plusieurs disciplines : chant, mouvements et danse
  • Exploration d’un apport de performance physique
  • Soutien pour une jeune compagnie

LE THÉÂTRE DE L’AUTRE

Le Théâtre de l’Autre est une compagnie émergente qui veut rencontrer l’Autre avec un A majuscule. De l’autre bout du monde jusqu’au gens au coin de la rue, des plus grands philosophes jusqu’à la sagesse des régions, le collectif s’intéresse à ceux qu’on n’entend pas assez. Toujours en rapport direct avec l’actualité et le monde moderne, le TDLA veut explorer la vérité tel qu’elle est : longue et subtile. Dans un optimisme indiscutable, la jeune compagnie se permet d’aller creuser là où ont enterre les mauvais souvenirs. Elle se permet aussi de jouer avec les normes établit. De l’appropriation culturel jusqu’au débat des genres, les jeunes artistes ne crois pas à la censure, mais plutôt, à la rencontre de l’autre.