Développée au contact d’ados à toutes les étapes du processus, Pourquoi sauver un oisillon? est une expérience théâtrale immersive et participative pour ados et adultes qui aborde l’effondrement du vivant, la responsabilité et le désir d’agir.
Pourquoi créer ce spectacle? Parce que la majorité des élèves du secondaire du Québec ressentent de l’écoanxiété (selon l’Institut de la statistique du Québec). Dans nos rencontres avec elleux pour le développement de notre création, le sentiment d’impuissance face à l’urgence climatique était effectivement souvent présent. En parallèle, face à cette crise devant laquelle on peut rapidement se sentir minuscule, 31% des gens (tous âges confondus) sont fatigués d’entendre parler des changements climatiques selon l’étude québécoise la plus récente sur le sujet. Devant ces constats, on a décidé d’aborder la question de l’urgence climatique différemment. On veut détourner la conversation du «comment faire» vertigineux vers le «pourquoi essayer» viscéral. Parce que, selon nous, c’est grâce aux «pourquoi» que les «comment» vont surgir.
Avec Pourquoi sauver un oisillon? Table longue théâtrale, on questionne tout autant ce qui freine que ce qui enflamme notre désir d’agir, et ce, dans une création où le public lui-même est appelé plusieurs fois à s’impliquer…

Co-création de Sous l’amandier : Stella Lemaine et Marion Daigle | Conseillère dramaturgique : Anne-Marie Guilmaine | Interprétation : Aimé Shukuru Tuyishime, Anne-laurence Pilon, Clémence Roy-Darisse, Jérémie Gariépy | Conception sonore et musicale : Margo Ganassa | Sonorisateur et direction technique : Timon Vandroux | Décors : Amélie Marchand | Éclairages : Benjamin Bourgeois | Conseillère au mouvement : Sarah Germain | Mentorat : Temps publics
sous l’amandier est né en mai 2024 d’un fort désir de notre part, Marion et Stella, deux artistes émergent.e.s, de créer du contenu théâtral inusité qui embrasse le potentiel social et transformateur de l’art en provoquant des rencontres inédites par le biais de la création. Nous voulons créer des espaces artistiques rassembleurs dans le but d’imaginer, ensemble, les utopies nécessaires.
Depuis le début du projet, nous avons rencontré environ 200 jeunes à travers la province avec qui nous avons discuté philo, politique, testé des sauces piquantes, fait de l’improvisation, collaboré sur la deuxième version du texte, et fabriqué des éléments de décor! Avec la création du spectacle, on a hâte de continuer et de décupler toutes ces rencontres riches, sensibles et galvanisantes!