Comme deux frères — Bazou Compagnie

Ce texte de Maryse Condé nous raconte l’histoire de deux amis d’enfance, Grégoire et Jeff, la trentaine, qui après un nouveau mauvais coup qui a mal tourné – un homme est mort d’une balle tirée par Grégoire – se retrouvent en prison, à la veille de leur procès. Ce qui se joue dans ce huis clos c’est la mise à l’épreuve des liens d’enfance et d’amitiés : Jeff qui a toujours endossé les fautes et les erreurs de Grégoire, acceptera t-il de prendre sur lui, cette fois-ci, le crime de son ami, de son frère ? Plus encore que le crime, ce que Grégoire demande à Jeff c’est de le décharger de la culpabilité qui accompagne son geste fatal. Ce « transfert » est-il possible ? Si oui, à quel prix ?

Par le biais de ces deux jeunes paumés, l’auteur à pour ambition de dresser un réquisitoire de la société guadeloupéenne, de ses absurdités politiques, judiciaires, éducatives et familiales. Jeff et Grégoire sont les rebuts d’un système qui a échoué et qui ne laisse rien à sa jeunesse : ni espoir, ni illusion, ni rêve. Rien que la culpabilité et les désirs obscurs à négocier.

Note de José Pliya, adaptation dramaturgique


CRÉDITS

Texte de Marise Condé | Adaptation dramaturgique José Pliya | Co-création Miracson Saint-val et Staloff Tropfort | Assistant à la mise en scène Ketsia Vaïnadine Alphonse


Axe·s de travail abordé·s durant l’accueil : 

  • Au départ il y avait simplement une question. Quand un individu, homme ou femme, a passé une trentaine d’années de son existence enroulée dans une violence sans fin, continuellement alimenté par les inégalités, comment cet individu résiste et survit à cette violence ?
    De plus en plus cette interrogation prenait une tournure beaucoup plus intime pour nous, artistes venant d’Haïti et qui avons habité les quartiers populaires pendant au moins 30 ans de notre existence. Quels mécanismes ont été mis en place et intériorisés qui nous ont servis d’abri ou de refuge face à ce système cannibale qui détruit toute une jeunesse ?
  • Cette création est une possibilité d’explorer ces questions à travers nos corps. Aujourd’hui avec du recul, nous entamons un voyage intérieur à travers nos expériences, nos vécus, nos zones d’ombres, nos points de lumière. Jusqu’à tisser une partition corporelle qui témoigne de comment on a résisté face à cette violence.

BAZOU COMPAGNIE

Cie BAZOU, en hommage à BAZOU MENNEN, Loa du vodou haïtien, s’engage à créer un espace théâtral universel dédié à la décolonisation en explorant les thèmes de la mémoire, de la résistance, de la tolérance et du respect des droits individuels. Souhaitant créer des expériences artistiques qui transcendent les frontières culturelles, la compagnie s’entoure d’artistes-chercheurs qui s’intéressent autant à la recherche qu’à la production et à la formation.
Cie BAZOU, fondée en 2015 par Ketsia Vaïnadine Alphonse et Miracson Saint-val, deux artistes haïtiens qui partagent un engagement fort pour l’histoire d’Haïti, la résistance face à l’oppression, la liberté, etc. Ils ont commencé à travailler ensemble autour du projet «SANG BRIDES», texte de Ketsia Vaïnadine Alphonse abordant la dictature des «Duvalier» en Haïti, de 1957 à 1986.
Cette première création a été le point de départ d’une série de projets passionnants, témoignant de la complicité artistique entre eux, parmi lesquelles :
«DEVOSYON» (2020) : une création pluridisciplinaire explorant les thèmes «Vodou et de la Négritude».
«IN MEMORIAM» (2019) : Texte de Jean-René Lemoine commémorant le séisme du 12 janvier 2010.
«CHEMINS DE FER» (2017-2018) : un texte de Julien Mabiala Bissila.
«ABATTOIR» (2016-2017) : abordant la problématique des enfants impliqués dans des gangs armés en Haïti.

En 2021, la compagnie a décidé d’entreprendre un projet de recherche-création sur le thème Vodou et droits humains. Le résultat de ce travail fut la production d’un album de musique de 16 titres en collaboration avec environ une dizaine d’artistes. L’album porte également le nom du projet «LIMINASYON»

En 2023, Ketsia et Miracson se sont installés à Montréal. À la fin de cette même année, ils ont procédé à l’enregistrement officiel de la compagnie auprès du Registraire des entreprises du Québec. De sa création en 2015 à nos jours, la Cie BAZOU continue d’explorer les questions de mémoire, de décolonisation et de résistance.

 

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Incarnations transitoires — Céline Chevrier

Incarnations transitoires est un projet de création en cours depuis l’automne 2021. Il s’articule d’une part autour de la volonté d’explorer le potentiel dramaturgique du théâtre de matière, en privilégiant de grands volumes de matériaux bruts. D’autre part il s’inscrit dans l’envie de mettre un corps en mouvement en relation avec ces matières qui s’animent et se transforment. L’idée est de transposer, d’extérioriser des états intérieurs passagers, mais envahissants, en des masses mouvantes qui interagissent avec le corps, de manières parfois abstraite, poétique, ludique. Cette proposition d’art vivant sans parole, s’inspirant notamment des métamorphoses du monde végétal, ne demande pas à être comprise de manière linéaire et cherche à rejoindre l’imaginaire et la sensibilité.

Il s’agit d’un travail de plateau, assez intuitif, qui touche à une certaine approche de la marionnette contemporaine, au théâtre physique et à la danse, s’arrimant à une création sonore et musicale en direct.

Les sujets abordés tournent principalement autour de la santé mentale et physique, de l’identité en métamorphose (genre, âge, habilité) et de la relation à l’environnement en destruction. Dans cette dernière perspective, les matières utilisées  évoquent le suremballage, la surproduction. Il est aussi important pour moi que les matériaux soient récupérables d’une répétition ou d’une présentation à l’autre, c’est-à-dire qu’ils ne soient pas transformés au point d’être détruits.


CRÉDITS

Création et interprétation Céline Chevrier | Conseils chorégraphiques et assistance à la mise en scène Andrea Niño | Éclairages Nancy Longchamp | Musique originale en direct Zeneli Codel | Consultation scénographique Mariane Benny Perron | Directrice de production Julie Guénnéguès | Direction technique Nicolas Jalbert | Soutien à la création Marie-Eve Lefebvre, Kristina Troske et Loïc Reeves

Céline Chevrier a bénéficié du soutien du Centre de service du Théâtre Aux Écuries pour la création de son spectacle Incarnations Transitoires ainsi que du Conseil des arts de Montréal, du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada.


Axe·s de travail abordé·s durant l’accueil : 

  • Travailler l’interprétation et la dramaturgie
  • Peaufiner la conception sonore et l’éclairage

CÉLINE CHEVRIER

Céline Chevrier a d’abord eu une pratique en cirque et théâtre physique. Recherchant un contact direct avec le public et aspirant à une présence artistique dans des contextes non conventionnels, elle a joué principalement dans la rue. Elle se spécialise alors en manipulation d’instruments enflammés, acrobaties et jeu clownesque. Elle a toujours intégré à sa démarche des projets d’art communautaire et de médiation culturelle. Depuis maintenant une dizaines années, elle se consacre au médium de la marionnette contemporaine, qu’elle considère comme une forme de théâtre artisanal, permettant d’allier le travail de la matière et de l’interprétation. Elle s’intéresse particulièrement à la relation entre l’objet et ses manipulatrices et à la recherche d’un langage gestuel. Polyvalente dans sa pratique, elle a eu la chance de collaborer avec plusieurs artistes et compagnies inspirantes, dont Les Sages Fous, Le collectif Ausgang, Toujours Turquoise et la conceptrice Sophie Deslauriers. Son premier spectacle, en duo avec Kristina Troske, Statue, a été présenté en 1re mondiale au FIAMS (Festival International des arts de la marionnette du Saguenay) en 2021 en plus d’être soutenu par le Cube (Centre International de recherche en théâtre pour l’enfance et la jeunesse) et le MAI (Montréal Arts Interculturels), à travers son programme Complices.

La lumière impossible — Jon Lachlan Stewart

Anxieux et inondé par la peur, un programmeur quitte sa maison et sa conjointe enceinte pour prendre un séjour dans une grotte dans les environs, mais se trouve enfermé sous la terre. C’est ici qu’une lumière vivante apparaisse: un guide, un ennemi, une idée…une vérité qui va lui pousser dans les plus profonds recoins de lui même.


Jon Lachlan Stewart écriture et mise en scène | Claire Seyller Conception éclairage | Dominique Hawry Direction Technique | Marguerite Hudon Assistance à la mise en scène et création | Carol Anne Bourgon Sicard Conception Décor | Jesse Ash Conception sonore | Danaelle Ducharme Direction de production


Axe·s de travail abordé·s durant l’accueil : 

● Théâtre solo, théâtre physique, théâtre d’objets et marionettes technologiques


Jon Lachlan Stewart

Jon est une énergie à quatre pattes.Anglophone qui a quitté son pays pour vivre et créer à Montréal, Jon s’intéresse au corps satirique et ludique sur scène, et la précision d’images en mouvement pour raconter tout ce qui est drôle, touchant et fucké sur notre planète, et dans nos intérieurs. La danse, la musique, la marionnette, les acteurs physiques en feu, Jon aime tout ça. À montréal et en tournée, Jon a co-crée Macbeth Muet avec Marie Hélène Bélanger et la compagnie La Fille du Laitier. Avec sa propre compagnie, Surreal SoReal, il a crée The King Stinks, Big Shot, Jonathan: la figure du Goéland et Madame Catherine prépare sa classe de troisième à l’irrémédiable, et a aussi produit Beau Gars, qui a joué au Théâtre d’Aujourdhui. Jon a joué au Centaur, Segal Centre, au Prospero, avec le Théâtre Motus, et avec Daniel Leveillé danse (Ainsi Parlait, Logique du Pire, Malaise dans la Civilisation). Prochainement, Jon va mettre en scène Le Roi Lear, traduit par Jean Marc Dalpé, et va collaborer avec la danseuse-chorégraphe Kimberly de Jong sur un projet d’après une bande dessinée, Cycle.

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La femme de nulle part – Le Théâtre Ô Parleur

Un soir, au détour d’une conversation avec son père, Nora fait la découverte d’une photo de sa grand-mère, prise à Oran, en Algérie dans les années 60, après une explosion qui l’a grièvement blessée. Au regard de la photo de cette femme qu’elle connait à peine, c’est le poids d’années de silence, de regards, de gestes absents, qui lui tombe soudainement dessus.Ce soir-là, dans la cuisine chez ses parents, attablée devant un généreux spaghetti, une évidence la frappe: en vingt-quatre ans d’existence, on avait jamais jugé nécessaire de parler de cette histoire, on ne l’avait même pas cachée, on avait simplement oublié de la raconter. Nora est fâchée. C’est comme si, tout ce temps, ils avait un peu oublié d’être ensemble.Dans son ouvrage L’art de perdre Alice Zéniter écrit: « C’est pour cela aussi que la fiction tout comme les recherches sont nécessaires parce qu’elles sont tout ce qui reste pour combler les silences transmit d’une génération à l’autre ».Et si le silence transmet davantage les douleurs que les mots, comment on console ce qui n’a jamais été dit ?La femme de nulle part, c’est l’histoire d’une rencontre. Avec l’autre, avec l’histoire et le vent.


Texte et mise en scène Anna Sanchez | Assistance à la mise en scène Mathilde Boudreau | Direction technique Juliette Farcy | Scénographie Margot Lacoste | Costumes Ange Bledja | Lumières Béatrice Germain | Conception sonore Joris Rey | Avec Sarya Bazin, Thea Paradis, Jules Ronfard, Sarah Cavalli Pernod, Isabelle Roy, Étienne Pilon


Axe·s de travail abordé·s durant l’accueil : 

Discussions avec les interprètes et conceptrices sur les enjeux du texte et la structure dramatique. Travail de table. Exploration visuelle et sonore. Mettre à l’épreuve la cohérence entre idées de mise en scène et texte.
Passer par un autre chemin pour enrichir le texte.


Le Théâtre Ô Parleur

Le Théâtre Ô Parleur a pour but de créer, promouvoir et rendre accessible au grand public des oeuvres théâtrales traitant de la mémoire, de la beauté, de la vie, la mort, la souffrance, l’amour, le bonheur, la solitude et l’abandon ou tout autre sujet à résonance universelle.
La compagnie cherche à favoriser l’essor d’une nouvelle dramaturgie par la commande, la production et la diffusion de textes originaux de même que de favoriser l’adaptation québécoise de textes du répertoire international.
Ô Parleur cherche à offrir aux artistes qui l’habite, un espace où l’expérimentation et la recherche sont placées au coeur des démarches artistiques.

Pour Maëlle – Ahmad Hamdan + Théâtre Everest

À la sortie des bars sur Saint-Laurent, Ali, un jeune homme issu d’un milieu modeste tombe instantanément amoureux de Maëlle, une jeune intellectuelle artsy qui vient d’une famille contraire à la sienne. Cette rencontre inattendue lui fait découvrir une date et un monde, qu’Ali n’aurait jamais côtoyé autrement. En essayant de naviguer les codes sociaux des buvettes trendy et des évènements culturels tendances, Ali découvre un monde totalement différent du sien : Un monde où l’on gagne sa vie autrement qu’à la sueur de son front. À ses yeux, il doit absolument intégrer cet univers idyllique. Mais pourquoi et pour qui ?


Texte Ahmad Hamdan | Mise en scène Myriam Fugère | Assistance et régie Ariane Brière | Direction de production Laurent Forget et Jade Barshee | Conseil dramaturgique Pascal Brullemans | Conception sonore Marie-Frédérique Gravel | Conception costume Chloé Barshee | Conception éclairage Catherine FP | Scénographie Erica Schmitz | Composition musicale Anglesh Major | Interprètes Ahmad Hamdan, Sarah-Anne Parent, Oussama Fares, Marianne Dansereau


Axe·s de travail abordé·s durant l’accueil : 

● Procédés de mise en scène
● Exploration d’un dispositif scénique
● Exploration conception sonore
● Exploration conception éclairage


Théâtre Everest

Théâtre Everest est une compagnie de théâtre fondée en 2016 par les sœurs Chloé et Jade Barshee qui en partagent la direction générale et artistique. Théâtre Everest est avant tout un projet familial. Issues d’une mère québécoise et d’un père tibétain, les sœurs Barshee ont toujours senti une lutte au cœur même de leur identité. Leur pratique théâtrale s’inscrit dans le contexte social tel qu’il est aujourd’hui : un Québec contemporain dans lequel différentes réalités culturelles cohabitent et s’entrecroisent.
Le mandat de Théâtre Everest est de créer des ponts entre les différentes communautés culturelles à travers la création et la production d’œuvres théâtrales originales. Créer une dramaturgie québécoise nouvelle et diversifiée avec une signature visuelle forte pour donner naissance à des œuvres audacieuses au carrefour des pratiques artistiques. Rencontrer le public et échanger sur les œuvres présentées afin de stimuler le partage de connaissances et la sensibilisation aux différentes réalités.
Étant d’origines québécoise et tibétaine, Théâtre Everest est né de cette volonté d’offrir un véhicule capable de porter à la scène la parole et la vision de personnes d’origines mixtes. Entre autres, avec la création de notre première œuvre: Bâtardes une pièce de théâtre d’autofiction retraçant la quête identitaire de deux sœurs d’origine tibéto-québécoise qui tente de répondre à la question: Tu viens d’où ?

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Viqueens : saga nordique – Laurence Laprise et Laurie Leveillé

Lors d’un voyage spatio-temporel involontaire, Julien, un amateur de grandeur nature viking, découvre – à son grand désarroi – que les guerriers sanguinaires qu’il a tant admirés sont en réalité, DES FEMMES!  Les guerrières Ulfhild, Frigg et Svanhilde remettront, rapidement les pendules à l’heure.


Texte Laurie Léveillé et Laurence Laprise | Mise en scène Laurence Laprise


Axe·s de travail abordé·s durant l’accueil : 

Motivées par le besoin d’écrire une pièce comique et complètement décomplexée qui flirterait avec l’absurde, nous avons choisi de nous lancer ensemble dans la création de Viqueens : Saga nordique qui, nous l’espérons, sera la première d’une suite de projets audacieux et éclatés.
L’objectif de la création de notre collectif étant d’abord et avant tout de réinventer les rôles comiques féminins; nous nous posons beaucoup de questions sur la place des femmes en comédie. Nous constatons que le paysage théâtral québécois est ponctué d’œuvres féministes, mais rarement totalement drôles et absurdes. Les rôles comiques féminins demeurent un angle mort de notre militantisme. Nous voulons nous éloigner des habituels personnages féminins drôles à leur dépens, victimes des évènements, gardiennes du gros bon sens qui servent de repère pour le public et de straight man/clown blanc aux personnages masculins (souvent porteurs des meilleurs gags) qui les l’accompagnent; ces personnages qui peuplent actuellement la majeure partie comédies qui sont présentées sur nos scènes dans les dernières saisons théâtrales. Ces femmes drôles qui peuplent nos imaginaires méritent une place sur scène. Nous voulons également offrir autre chose aux comédiennes, leur permettre de se libérer des clichés réducteurs et du fardeau du drame nécessaire au poids comique des autres personnages. Nous pouvons déjà prévoir – bien que ce soit notre premier projet de création, ensemble – que ces envies demeureront centrales dans notre pratique commune, nos discussions et nos envies de partage, et qu’elles pourront devenir fondatrices dans nos collaborations futures.


Laurie Léveillé

Laurie Léveillé, autrice, improvisatrice et scénariste.Originaire de l’Estrie, Laurie est diplômée du programme d’Écriture dramatique de l’École nationale de théâtre du Canada et d’un baccalauréat en Études Théâtrales à l’UQAM. Elle a la piqûre pour l’écriture théâtrale en 2014, année où elle sera récipiendaire du prix Égrégore, pour son texte  Comme un poison dans l’aube. Depuis sa sortie de l’École Nationale, elle travaille principalement pour et avec les publics adolescents avec différentes compagnies établies, notamment le Théâtre Parminou et Le Clou. Son dernier texte, Magpie (titre de travail), a été écrit lors de la résidence pour les écritures jeune public, au Bic – résidence offerte par le CEAD et le Théâtre des Gens d’en Bas et une première version a été mise en lecture par Claude Poissant à la Maison Théâtre en septembre (Laurence y jouait !). Sa pièce Châteaubriand est finaliste au prix Gratien Gélinas 2023, remis par la fondation du CEAD et Québécor.

Laurence Laprise

Laurence Laprise, comédienne, improvisatrice et autrice. Après 4 ans d’angoisses et de dur labeur dans le programme d’interprétation de l’École de théâtre professionnel du Collège Lionel-Groulx, l’écriture de Karaoké Funèbre (Un texte récompensé au concours d’écriture Critère  et qualifié de « Michel Tremblay sur l’acide » par le jury) et d’un balado d’enquête fictive intitulé Il pleut des iguanes (bourse Art à Part de l’École Nationale de Théâtre), Laurence fait ses débuts sur la scène montréalaise au sein du Théâtre du Futur, révélant ainsi au public son audace et son aisance en comédie. On l’a depuis vue sur scène dans de nombreux projets funnés (Terrain Glissant par la Moindre des Choses, Rires au NTE et moult cabarets et lectures publiques). Certains ont pu entendre des extraits de son texte BiLi au Jamais Lu 2023 dans le cadre du banc d’essai Écoutes Lucides. Membre de l’équipe championne du Mondial d’improvisation en 2022, elle continue de créer des histoires chaque semaine au sein de la LIM, la Limonade et la CIA.

Le duo, amies de longue date, grandes fans des tempêtes d’idées et apprenties Viqueens

Laurie et Laurence – Laurience, pour les intimes – vivent une grande histoire d’amitié depuis l’automne 2017, où elles se sont rencontrées pour la première fois dans un cours à l’UQAM. D’abord unies par leur amour du théâtre, de l’impro et des matchas (pas avec du lait d’avoine… elles sont toutes deux d’avis que ça donne un goût de brocoli), aujourd’hui, c’est leur passion pour les rôles féminins bien écrits et leur compréhension inimitable de leur tête respective, qui rythment leur amitié. Leur désir d’écrire ensemble existe depuis un moment déjà et cette soudaine fascination parallèle pour le monde Viking est un hasard à côté duquel elles ne peuvent pas passer… !

 

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Laboratoire des Sorcières – Parrêsia Compagnie de Création

Ce projet propose une écriture scénique inspirée de la traduction de la pièce Macbeth de W. Shakespeare(1623) par Michel Garneau (1978), à partir d’une cohabitation scénique entre différents types de récits. Mon projet tisse des extraits des récits des personnages des Trois Sorcières et de Lady Macbeth avec les témoignages de deux actrices immigrantes allophones et d’une actrice québécoise francophone. Les actrices partagent, dans leurs témoignages, leur rapport au texte classique dans une sonorité interculturelle, qui permet de dévoiler la relation entre la prise de parole des femmes et la perturbation des structures du pouvoir patriarcal. Les actrices qui collaborent dans cette aventure sont Annie Ranger, d’origine québécoise; Isabel Dos Santos, d’origine portugaise; et moi-même, d’origine péruvienne.


Interprétation Isabel Dos Santos, Annie Ranger, Ana Pfeiffer Quiroz | Traduction Michel Garneau | Conception scénographie Léa Pennel | Conception vidéo Guillaume Vallée | Conception vidéo Guillaume Vallée | Conception sonore Kristelle Delorme | Conception costume Manon Guiraud | Conception éclairage Rim Mohammad | Photo affiche Gopesa Paquette


Axe·s de travail abordé·s durant l’accueil : 

● Sororité
● Parole des femmes
● Décolonialité de l’usage de la langue française au théâtre
● Interculturalité
● Agentivité


Ana Pfeiffer Quiroz

Professeure à temps partiel au Département de théâtre de l’U. d’Ottawa, doctorante du programme du doctorat en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), diplômée d’une maîtrise en théâtre à l’UQAM et d’un baccalauréat en art dramatique, orientation jeu d’acteur et pédagogie théâtrale à « la Escuela Superior de Arte Dramático » à Lima, Pérou, Ana possède une formation et de l’expérience professionnelle en tant que comédienne, metteuse en scène et pédagogue en théâtre. Elle s’intéresse depuis plusieurs années aux dramaturgies actuelles ainsi qu’à la revitalisation du répertoire classique. C’est le sujet du récit intime et politique dans les arts qui hantent mon esprit. Elle développe sa carrière artistique, d’abord, à Lima, sa ville natale. En 2002, elle fait son incursion au cinéma et dirige des acteurs sur plusieurs plateaux. Elle étudie les pratiques cinématographiques et technologiques à la New York University (NYU). En 2010, elle s’installe à Montréal. Interpellée par la faible représentativité de la diversité culturelle dans les théâtres locaux, elle entame un projet de recherche-création dans le cadre de ses études de maîtrise en théâtre à l’UQAM. Le produit de sa recherche aboutit sur un essai scénique intitulé _Sans étiquette_ où elle réalise la mise en scène et l’écriture de plateau. En 2016, ce projet est sélectionné par le CALQ dans le programme de bourse Place des Arts et elle présente Parrêsia, une performance in situ qui réunit artistes montréalais de différentes origines.  En 2017, elle cofonde Parrêsia compagnie de création avec la complicité des artistes Anna Beaupré Moulounda et Thomas Leblanc. En 2018, elle reçoit la bourse de recherche-création du CAM et du CAC pour mon projet Happy Hour, qui a été présenté à la Salle Intime du Théâtre Prospero en février 2020 et au Théâtre Aux Écuries, dans une version filmique en avril 2021.En 2022, Happy Hour version filmique a été sélectionnée par le New York Segal Center Film Festival on Theatre and Performance de New York. En 2020, elle a été boursière du FQRSC pour mon projet doctoral. Présentement, elle travaille dans aa prochaine création, Laboratoire des Sorcières.

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What is love (baby don’t hurt me) – Jacqueline Van de Geer

L’année 2022, j’avais eu l’honneur d’être à Prague à la Meetfactory pour une résidence de deux mois. Là, j’ai commencé à travailler sur la recherche de statistiques et de chiffres dans plusieurs pays : le nombre de fémicides. Ce qui attire mon attention sur le fémicide, qui se produit partout sur la planète, les femmes qui sont assassinées par des maris, des membres de la famille ou d’anciens amants. Le terme fémicide a été utilisé pour la première fois en Angleterre en 1801 pour signifier le meurtre d’une femme. L’utilisation actuelle de ce mot a émergé avec les mouvements féministes des années 1970, qui visaient à élever la conscience féminine et la résistance contre l’oppression de genre. Je ressens l’urgence de développer une performance dans laquelle j’exprime la colère et la vengeance face à la mort de ces femmes. Qu’est-ce qui nous rend furieux, qu’est-ce que de sentir la fureur couler dans ses veines, qu’est-ce que ça fait quand la société ne permet pas à la fureur et à la colère de s’exprimer ? 


Texte, movement et concept Jacqueline van de Geer


Axe·s de travail abordé·s durant l’accueil : 

Certaines des idées sur lesquelles j’ai travaillé sont : Travailler avec une liste de cas de fémicide, pays d’origine, numéros, for instance in my country of birth, the Netherlands , every eight days, a case of femicide is reported! Utiliser les statistiques dans la performance, montrer comment les chiffres augmente. Enquêter sur le nombre de féminicides. Lister les stratégies des femmes pour éviter la colère des hommes. Énumérer les règles pour que les femmes restent en sécurité, par exemple, ne vous habillez pas de manière sexy, ne marchez pas seules dans les rues tard le soir. Ne voyagez pas seul. Ne pas être en désaccord. Restez calme et agréable. Déconstruire la rêve de romantisme, en utilisant des petites livres de poche style Harlequin. Raconter des histoires personnelles, plein de experiences de micro agression, qui forment pas mal la base de l’idée que par example jalousie est romantique, un non peut être un oui etc.


Jacqueline van de Geer

Originaire des Pays-Bas, j’ai traversé l’Atlantique en 2005 pour vivre et travailler à Montréal. J’adore me déguiser et inventer des histoires, et j’ai soif de « théâtral ». Mes performances sont low tech, portables et DIY. J’intègre différentes disciplines dans ma pratique : le conte, le mouvement, le théâtre d’objets et les improvisations avec le public, auquel je préfère m’adresser en tant que participant. Je les invite de manière non invasive à faire partie de l’expérience, en m’adressant à eux directement, en les attirant comme si nous étions dans mon salon.
Créer de l’intimité, gagner la confiance sont essentiels à ma pratique de la performance.

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Entrée en salle — Agence du chaos

Entrée en salle, c’est un spectacle sur l’entrée en salle d’un spectacle qui n’advient pas. Mais ce n’est pas parce que c’est l’entrée en salle d’un spectacle fictif qu’elle n’est pas spectaculaire. De toute façon, tout est spectacle! Lors du montage, les technicien.ne.s suivent les routines et les normes attendues de leur fonction jusqu’à ce qu’une mascotte se joigne à leur équipe. Bizarre. Elle se prend pour qui cette mascotte autoritaire? Frustrant. Créé à partir des théories de Guy Debord, Entrée en salle questionne la possibilité d’un avenir où les individus ne seraient pas définis par leur relation au travail. La déshumanisation collective n’aura jamais été aussi divertissante ! 


Idéation et mise en scène Marc-Antoine Brisson et Thomas Lapointe | Collaboratrices Jeanne Blouin, Louiza Guira et d’autres surprises à venir !


Axe·s de travail abordé·s durant l’accueil : 

● Philosophie
● Divertissement
● Spectaculaire
● Absurde


L’Agence du chaos

L’Agence du chaos est une compagnie de théâtre produisant des créations contemporaines et des réappropriations de classiques axées sur les relations de pouvoir à l’échelle sociétale et intime. Ses spectacles chaotiques prennent la forme de gros partys imprévisibles. Elle a à cœur d’assumer l’éphémérité inhérente au théâtre en incorporant les spectateur.rice.s aux univers qu’elle déploie. Elle produit des spectacles immersifs dans des formes scéniques qui réhabilitent la fonction politique de l’imaginaire. Dans le cadre du Fringe (2022), elle crée _La société des spectacles_, une création basée sur l’essai du sociologue Guy Debord. _Entrée en salle _est sa suite spirituelle.

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