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Résidence de création pour Deux minutes avant minuit

« Gâcher les négociations politiques en faveur du climat compromet notre dernière chance d’enrayer l’emballement du changement climatique. Ce ne serait pas seulement immoral, ce serait suicidaire. »  –  António Guterres,  secrétaire général de l’ONU

Ce projet se veut un point de rencontre entre des gens dont le métier est d’intervenir lors de crise suicidaire et cette vision dure mais lucide de notre monde : celle de l’inertie et de l’impuissance devant les effondrements qui nous guettent.

Selon l’horloge de la fin du monde il est 23:58 depuis le 25 janvier. À coups de démonstrations à livrer dans le temps record de ces deux minutes fatidiques, des réels intervenants en suicide essaient de transmettre, à travers un dispositif autosuffisant, leurs expériences et méthodes d’intervention en suicide. Tandis que résonnent les derniers mots de David Buckel, immolé vif dans un parc de New-York en 2018 «  ma mort prématurée au moyen d’un carburant fossile reflète ce que nous sommes en train de nous faire à nous-mêmes » et des poèmes d’Huguette Gaulin, immolée vive elle aussi, sur la place Jacques Cartier à Montréal en 1972 après avoir crié « Vous avez détruit la beauté du monde ! ».

Caisse de résonance de ce qui paraît imminent, le spectacle s’écrit pendant le momentum des deux années où il est encore possible d’agir, et sera présenté à son échéance, en 2020. 

Sera-t-il alors transformé  en trois minutes? une minute? trente secondes avant minuit?

Production Pirata Théâtre 
Adaptation et montage de Textes Michelle Parent 
Mise en scène Michelle Parent 
Assistance mise en scène et conseils chorégraphiques Marie-Ève Archambault
Conception artistique Samuel Thériault, Jean François Boisvenue, Michelle Parent
Distribution Cédric Égain, Gabrielle Lessard, Vanessa Landry, Marc Donati, Joseph Martin, Solo Fugère, Alexa Dubé  et de réel·le·s intervenants·e·s en suicide.

Pirata Théâtre

En tissant des liens entres les gens et entre les arts, en piratant l’art et le réel, nous imaginons des portraits expressionnistes /poétiques de notre époque. Provoquant des rencontres inédites, les oeuvres convoquent dans la création et sur scène des présences qui gravitent, dans la vie réelle, en périphérie de la majorité ordinaire. C’est ce point de vue périphérique sur le monde qui distinguent l’écriture singulière de Pirata Théâtre depuis maintenant 10 ans. La recherche d’une rencontre vraie et d’une écriture de l’espace, des corps, du rythme, de la parole, invente une dramaturgie qui n’a de cesse de déplacer les frontières entre les arts, entre les Hommes, entre l’art et le lien social. Chaque création mobilise des êtres qui ont quelque chose en commun qui les fait graviter « à côté du monde ». Ce ralliement de présences devient en lui-même un langage dramaturgique et pose chaque fois, des questions sous-jacentes: que nous dit cet échantillon de la société de nos systèmes, de nos valeurs, de nos emprisonnements, de nos dérives? Nos réalités et notre époque actuelles, nous pousse à nous penser individuellement, personnellement : à contrario, Pirata Théâtre, n’appelle pas un théâtre d’autoréférencement, d’expression autobiographique. C’est du « NOUS » dont il est question. Usant de moyens poétiques et symboliques, pillant divers textes, culture populaire ainsi que les référents de toutes les participants aux projets, nous tissons un théâtre d’ensemble, d’images, où la scène exprime ce qui NOUS traverse, ce que les systèmes déposent en NOUS TOUS, ce que NOS silences endossent, ce que l’on voudrait changer.

 

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