Collectif Rien à cacher © David Ospina
possibles_image © Chloé Larivière

À l’heure de la cybersurveillance et de la collecte massive de données en ligne, Rien à cacher propose une réflexion documentée sur notre rapport respectif à la notion mouvante de privé. Dominique Leclerc, Patrice Charbonneau-Brunelle, François Édouard Bernier, Marilou Craft et Gabriel De Santis-Caron, tous nés dans les années 1980, ont été les témoins privilégiés de ce changement radical des paradigmes de l’intimité. À partir d’archives, de conférences, de recherches rigoureuses et d’entrevues avec des spécialistes en surveillance, ils ont conçu une performance documentaire dynamique sur le sujet de la collecte de données et sur les inquiétudes que soulève le Big data.

Après la performance, des formateurs et formatrices de l’ESN514 (École de la sécurité numérique) seront présents pour répondre aux questions relatives à la protection de la vie privée et pour accompagner ceux qui le désirent dans leurs premiers pas en matière de sécurité numérique!

 Rien à cacher est présenté dans le cadre de POSSIBLES, un projet de LA SERRE – arts vivants qui s’inscrit dans la programmation officielle des célébrations du 375e anniversaire de Montréal.

Pendant la création du ishow, spectacle performatif médié par la technologie, trois des artistes du collectif (Dominique Leclerc, Patrice Charbonneau-Brunelle et François Édouard Bernier) développent une fascination pour le quantified self, ces empreintes numériques laissées malgré nous sur le web. Se joint alors à eux Marilou Craft, dramaturge et étudiante en droit, pour développer une création sur le sujet. Au même moment dans les médias, le lanceur d’alerte Edward Snowden révèle de plus en plus d’informations troublantes sur la collecte de données massive menée par les gouvernements et les compagnies privées. Les quatre créateurs ressentent l’urgence de lier ces révélations à leur travail en cours pour explorer les risques auxquels s’expose désormais la vie privée. Ils créent ainsi Rien à cacher, dont une première version fut mise en lecture au Festival du Jamais Lu en 2016.

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