Lignedebus Concept Visuel Graphique : Steve Ross - Photo : Hera Bell
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Sandy, Rachel, Jimmy, Daniela et Henri se trouvent dans un autobus de ville quand une explosion y entraîne la mort de tous les passagers. Les premières images qui sortent ensuite dans les médias et réseaux sociaux sont celles de la caméra de surveillance de l’autobus et celles d’un téléphone intelligent; on y voit Jimmy, un jeune étudiant arabe, et Daniela, sa copine, entrer dans l’autobus avec un air suspect et un sac à dos. Avant même que débute l’enquête policière, on conclut à un acte terroriste perpétré par Jimmy. Mais était-ce vraiment le cas? Chargée de faire la lumière sur cette tragédie, la coroner se battra contre ses propres préjugés et sera aidée par Sandy, une jeune collégienne de 15 ans décédée dans le même autobus à un moment antérieur.

«Créé à partir de conversations, mouvements et comportements typiques relevés dans les transports en commun, ce spectacle parle de la perception qu’on a de l’autre, du jugement qu’on porte rapidement sur son apparence, sa langue, son appartenance religieuse… Il parle également des médias, sociaux ou non, qui dans leur instantanéité engendrent parfois des « coupables sans procès ». Et il parle d’amour, celui qui libère comme celui qui empoisonne. Le tout est accompagné de mouvement acrobatique et dansé ainsi que de projections vidéo : des images tirées de téléphones intelligents, de caméras de surveillance ou des textos. » – Marilyn Perreault

Spectacle finaliste aux Prix METAs pour meilleure production, distribution, éclairages et décor et récipiendaire du «Prix du public au Gala des Cochons d’or».

TEXTE MARILYN PERREAULT
MISE EN SCÈNE MARILYN PERREAULT
DISTRIBUTION VICTORIA DIAMOND, ALEXANDRE LAVIGNE, ANNIE RANGER, HUGUES SARRA-BOURNET, INES TALBI, JULIE TAMIKO MANNING ET VICTOR ANDRÉS TRELLES TURGEON
SCÉNOGRAPHIE PATRICE CHARBONNEAU-BRUNELLE
ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE CLÉMENCE DORAY
COSTUMES ELEN EWING
VIDÉO THIERRY FRANCIS 
ÉCLAIRAGES MARTIN GAGNÉ
MUSIQUE MICHAEL LEON

UNE PRODUCTION DU THÉÂTRE I.N.K.

La presse en parle : 

«C’est clair que Marilyn Perreault n’a ni la réputation ni les moyens de Robert Lepage, mais quelle efficacité dans ce travail très habile de nous révéler les choses petit à petit […] très finement construit. […] On nous mène assez habilement pour que nous-mêmes, on soit victime de nos propres préjugés, pas les plus flagrants, pas les plus évidents, mais jusqu’à un certain point, on essaie de résoudre comme la coroner cette histoire. […] ça vaut le détour, c’est une des très très bonnes propositions. Sortez des sentiers battus.»
Mélanye Boissonneault, le 15-18, Radio-Canada

«Rarement une pièce aura réussi à imbriquer aussi bien le cirque, la danse et le jeu. […] Le foisonnement thématique de la pièce est au diapason d’une mise en scène et d’une scénographie inventives : projections, vidéo, acrobaties, chorégraphies, scène démontable, apartés au public. […] l’on y croit, on s’émeut, on s’amourache et on se fâche avec eux. […] La force de cette proposition théâtrale tient à une sorte de fatalisme, un désespoir latent.»
Mario Cloutier, La Presse

«Les duos aériens, les poursuites acrobatiques auxquels se livrent les protagonistes ne sont pas un commentaire de l’histoire, ils servent à dévoiler autant que leurs paroles, leur vérité. Et le «gazouillis» social, nous le voyons sévir sous nos yeux sous forme de messages-texte et de vidéos citoyennes. Finalement, ce qui frappe dans cet âpre ballet d’existences humaines, c’est la profonde unité de sens entre le texte et sa mise en image, en lumière et en mouvement. […] Bref, une entreprise ambitieuse pour une première mise en scène. Mais son artisane est douée. Et cet autobus-là, pour son trajet mouvementé et pour ses passagers acrobates, je vous recommande de le prendre.» Marie-Christine Hellot, Revue de Théâtre JEU

«Coupable ou innocent, attentat terroriste ou accident, tchador ou simple foulard? Plus que jamais, le tribunal de l’opinion publique est prompt à juger. L’omniprésence des réseaux de communication soulageant notre besoin d’expliquer le malheur, les condamnations sommaires deviennent aussi instantanées que les médias qui les véhiculent. C’est ce pertinent constat qu’illustre Lignedebus. […] Le spectacle dirigé par Marilyn Perreault affiche une forme séduisante et beaucoup d’ingéniosité. À commencer par l’univers scénographique, cet autobus démantibulé et de plus en plus déconstruit au fil de la représentation. Avec ses poteaux et sangles, il devient l’espace d’évocatrices et acrobatiques chorégraphies.»
Marie Labrecque, Le Devoir

«[…] things become more and more absorbing as seemingly random events and relationships come together to create a recipe for devastating disaster. The final stretch is particularly effective as sound, vision, movement and music (including a sinister use of a David Bowie song) tie everything up in a satisfying and frighteningly credible solution to the mystery.»
Jim Burke, Montreal Gazette

«Centaur Theatre’s “Bus Stops” was a fascinating journey through the familiar of timely, to the unexpected of timeless.»
Jim Lowe, Times Argus

«Relevant, tech-savvy, and still ultimately soulful, it’s a piece Montreal audiences will delight in and should be steered towards so as to not miss catching.»
Camila Fitzgibbon, Montreal Theatre Hub

Fondé en 2002 par Marilyn Perreault et Annie Ranger, le Théâtre I.N.K. crée et met en scène, pour les publics adolescent et adulte, des textes inédits d’ici tout en portant une attention particulière à l’intégration de l’image et du mouvement dans l’interprétation théâtrale.

La compagnie a neuf productions à son actif : Bus stops (2016), Jusqu’au sang ou presque (2015), La beauté du monde (2015), Lignedebus (2014), Robin et Marion (2012), L’effet du temps sur Matévina (2012), La robe de Gulnara (2010), Roche, papier, couteau (2007), La cadette (2006) et Les Apatrides (2003).

Plusieurs spectacles du Théâtre I.N.K. ont été récompensés et mis en nomination pour des prix : Bus stops (4 nominations aux METAs pour meilleure production, distribution, éclairages et décor), Jusqu’au sang ou presque (nomination pour le Prix Louise-Lahaye du CEAD pour le meilleur texte jeune public de la saison 2015-2016), Lignedebus (Prix du public et nomination de Hubert Lemire dans la catégorie «meilleur interprète» au Gala des Cochons d’or), Robin et Marion (nomination de Renaud Lacelle-Bourdon dans la catégorie de l’interprétation masculine, Prix de la critique de l’AQCT), La robe de Gulnara (Prix de la critique de l’AQCT dans la catégorie Québec, et nomination pour la mise en scène et la musique aux Prix d’excellence des arts et de la culture de la Ville de Québec), La cadette (nomination pour le Masque de la production Montréal) et Les Apatrides (Masques de la révélation de l’année et de la conception de décor).

Parmi les grands projets qui ont jalonné le parcours du Théâtre I.N.K., notons la co-fondation du Théâtre Aux Écuries avec 6 autres compagnies.