FLL_Daphné_Caron5 © Daphné Caron
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img_par_marie_renee_bourget_harvey © Marie-Renée Bourget Harvey

Huit personnages vivent dans des cabanes autour d’un lac, au milieu d’une forêt. Un matin, Élie, la femme marin, décide de partir sur un bateau; Emma se prépare à mettre un oreiller sur le visage de ses fils; Thomas se met à manger les oies de Louise; Louise passe ses nuits, nue, au milieu du lac, à hurler comme un loup. Ils font tout ça par ennui, pour provoquer quelqu’un ou le temps, pour lancer un appel, par besoin urgent que quelque chose se passe, enfin.

«Ce sont des adolescents, des punks formant un microgroupe qui ne suit aucune des conventions que nous nous sommes données en société. Le jeu devra garder ce qu’ils ont de très brut et maladroit, les protéger d’une interprétation qui pourrait les rendre trop propres ou polis.» — Steve Gagnon

TEXTE ET MISE EN SCÈNE STEVE GAGNON
INTERPRÉTATION MARIE-JOSÉE BASTIEN, PIERRE-LUC BRILLANT, VÉRONIQUE CÔTÉ, KARINE GONTHIER-HYNDMAN, RENAUD LACELLE-BOURDON, FRÉDÉRIC LEMAY,
GUILLAUME PERREAULT
ET CLAUDIANE RUELLAND
DRAMATURGIE JEAN-MICHEL GIROUARD ET CHANTAL POIRIER
ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ADÈLE SAINT-AMAND
DÉCORS MARIE-RENÉE BOURGET HARVEY
COSTUMES JENNIFER TREMBLAY
MUSIQUE UBERKO
ÉCLAIRAGES MARTIN SIROIS

UNE PRODUCTION DU THÉÂTRE JÉSUS, SHAKESPEARE ET CAROLINE

MARRAINE MARCELLE DUBOIS

Texte éprouvé au Jamais Lu

Quelques extraits de critiques :

Avec Fendre les lacs, présenté au Jamais Lu en 2015, Steve Gagnon propose une nouvelle pièce chorale au souffle aussi fort que l’inertie et l’ennui qui engluent ses personnages. Le jeune auteur a développé un style unique dans le paysage dramaturgique québécois. Dans sa langue rêche et hachurée, qui se cherche autant qu’elle jaillit parfois de la gorge des personnages par grands jets de colère ou comme des cailloux qui coulent à pic dans le lac, Gagnon trace le portrait d’une communauté en quête de son identité, et nous offre une jeunesse qui ne sait pas ce qu’elle est ni ce qu’elle veut être, mais qui n’a pas la force d’aller plus loin pour trouver des pistes nouvelles ou fendre ce paysage qui l’asphyxie.
Daphné BathalonMon Théâtre

Parmi ceux-là, Steve Gagnon, auteur et metteur en scène de Fendre les lacs, a su exprimer avec brio les rapports de l’humain avec les bêtes, mais surtout la part animale en chacun, chacune des protagonistes de sa pièce. Voilà une œuvre forte, intense, émouvante et poétique, portée par des comédiens totalement investis.
Raymond BertinRevue Jeu

Les comédiens sont uniformément bons dans ce huis-clos où Steve Gagnon explore avec fécondité les tempêtes et les vertiges de la vie. Aucun chagrin n’est absurde, aucune douleur n’est minime. Dans un texte construit impeccablement, des personnages au bord du néant vont évaluer la nécessité de faire un pas en avant, d’éviter ou d’accepter l’anéantissement. Mais ce qui frappe surtout, c’est que tout ce qui se passe, tout ce qui se dit, est plus grand que chacun des personnages. Dans chacun d’entre eux se trouve une partie de cet univers où ils évoluent et c’est la somme de leurs émotions, de leurs sentiments, de leurs expériences qui compose la palette que Steve Gagnon a choisi de nous montrer dans toute son ampleur et toute son ambivalence. Un miracle que j’attends chaque fois que je vais au théâtre, qui ne se produit pas toujours, mais qui me surprend et me ravit au-delà des mots lorsque cela arrive.
Marie-Claire GirardLe Huffington Post

La scénographie de Bourget Harvey est à couper le souffle. Le lac, personnageprincipal de la pièce parce que lieu de décharge émotionnelle et de défoulement, fait miroiter ses reflets sur les visages de ces femmes et de ces hommes désespérément passionnés, cherchant une oasis plus vaste où l’air cessera d’écorcher leur chair. […] Mises côtes à côtes, la poésie des mots et celle des images créent une sorte de fresque multimédia, une peinture sonore et tridimensionnelle. « Chavirez-nous ».
Les Rockalouves

Les excellents interprètes, dont Pierre-Luc Brillant et Karyne Gonthier-Hyndman, se livrent à fond à cet exercice parfois agressant et souvent fascinant, dont les plus grands moments d’émotion ont été conservés pour la fin. Les abus verbaux de ces personnages névrosés semblent tout droit sortis d’un film de Woody Allen et leur détresse évoque Tchékhov ou Bergman en mode mineur.
Martin GignacMétro

Le Théâtre Jésus, Shakespeare et Caroline a été fondé en 2009 par Jean-Michel Girouard, Steve Gagnon et Claudiane Ruelland, tous trois issus de la promotion 2008 du Conservatoire d’art dramatique de Québec. La compagnie travaille à écrire et à bâtir une poésie extrêmement concrète et accessible, intense et ancrée dans la réalité ; une parole sincère et vraie, sans fioritures. Au-delà de l’esthétique visuelle et de la dramaturgie des textes, ce sont le propos et le style d’écriture des auteurs qui sont valorisés dans ses productions.