Habiter Villeray journal de bord

Bienvenue sur le journal de bord du projet Habiter Villeray.

Nous vous invitons à suivre les étapes du projet mené avec passion par Marcelle Dubois.
Suivez Marcelle et découvrez Villeray à travers ses yeux et ses mots, ainsi que de toutes celles et ceux qu’elle croise.
Des moments et des lieux, immortalisés en image grâce à © Julie Beauchemin.

À noter : Les articles les plus récents se retrouvent en début de journal. Rendez-vous en bas de page pour commencer le début du voyage. 

Étape 1 

LES FRONTIÈRES

Première étape : les frontières!
Une frontière, ça sert à quoi? À savoir jusqu’où desservir les services. À faciliter la comptabilisation des votes. Pour ça, il y a les frontières officielles. Ou à se positionner dans une Ville. À définir une identité. Un tissu social. Un désir d’appartenance. Pour ça, on invente des frontières naturelles. Julie et moi, on choisit le naturel. On est des filles de même. Jean-Talon, Iberville, la Métropolitaine, Saint-Laurent.

Constatation #1 : On est encerclé par le pétrole.

Aux quatre coins, quatre stations essence.
Ça en dit long.
Non pas sur Villeray,
mais sur l’état du monde.
© Julie Beauchemin© Julie Beauchemin

Constation #2 : 31 rues suffisent à créer un monde entre l’Est et l’Ouest.

© Julie Beauchemin De la fierté bobo charmante des abords du marché Jean-Talon aux immeubles qui font ce qu’ils peuvent pour rester dignes sur le bord de la Métropolitaine, on se dit : la solidarité d’un quartier tient à notre capacité à se rappeler que notre voisin nous ressemble, malgré les différences.

Constation #3 : Regarder, c’est aimer.
C’est ça.

© Julie Beauchemin   © Julie Beauchemin


Introduction

PLANTER LE DÉCOR
Habiter Villeray : Nouveau terrain d’écriture

Je travaille au cœur de Villeray depuis cinq ans comme directrice artistique d’Aux Écuries. J’anime, avec mes comparses, ce que nous appelons chaleureusement un théâtre de quartier. Comme un bar, un bistrot, une bibliothèque, une épicerie de quartier. Ça, c’est ce que j’aime penser.

Que les murs de notre théâtre sont aussi ouverts, aussi névralgiques qu’un bar, un bistrot, une bibliothèque, une épicerie de quartier… Soyons honnêtes : pour que cette affirmation soit complètement fondée, il faudra beaucoup de temps, de mains tendues, de désir de l’autre, de tango entre les habitants du théâtre et ceux du quartier. Il y a un temps où l’utopie doit s’attaquer au réel, que je me dis. Je pogne mes armes de prédilection : mon crayon et mon calepin. Eh oui : je suis so old fashion! Une carte offerte par le centre communautaire.

© Julie Beauchemin

 

Mon amie photographe Julie Beauchemin qui me suit. Embarque dans ma communauto, on part à la rencontre de Villeray. On fouille son identité. On devient les Indiana Jones de la rue Jean-Talon. Les archéologues de l’âme villeroise.

 

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